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Olivier Vonlanthen

"Peut-être que c’est là, maintenant, que tout se joue et s’imprime comme les dents d’une herse dans la peau, le corps, le cœur de Marthe. Peut-être que c’est là, en ce moment de silence arqué, pétrifié comme une bête aux aguets, que se produit le désastre terminal, le parachèvement. Peut-être que c’est là, dans cette baraque immense où viennent se perdre les soupirs, dans cette baraque bordée de bocages ombreux, au milieu des cris des merles et de la douceur grasse des herbes, que ça arrive, en catimini presque mais implacablement, reptation d’orvets vers d’obscures prairies rudérales."

Olivier Vonlanthen est né en 1987, il a grandi à Fribourg, où il vit toujours. Après des études de littérature française et d’histoire de l’art, puis se dirige vers une formation d’enseignant. En parallèle de cet itinéraire académique cousu de fil blanc, il mène plusieurs activités qui relèvent autant du choix que de la nécessité : travail dans un supermarché, service dans un café, veille de jour dans un centre d’accueil pour personnes en situation de précarité, entretien du paysage et accompagnement de la réinsertion socio-professionnelle. Ces expériences nourrissent ses préoccupations sociales et sa conscience politique. Depuis 2015, il enseigne le français au Collège de Gambach. En 2022, il obtient le Prix de poésie C.F. Ramuz avec ossuaires, son premier recueil de poèmes.

photo : © Pascal Rotzetter

Author's books

Notre-Dame-des-Démolies

28.00 CHF
En 1968, Marthe, une dame de compagnie assassine la baronne pour laquelle elle travaille de neuf coups de couteau, avant d’être internée dans un hôpital psychiatrique. Le premier roman noir d’Olivier Vonlanthen reconstruit par fragments le parcours d’une femme très pieuse, brutalisée par les violences de classe, probablement sexuelles, et par sa souffrance mentale. De délires psychotiques au portrait de ses parents, en passant par son appel à la foi dans une chapelle creusée dans une grotte en hommage à la Vierge et les humiliations d’une vie de misère passée au service des plus aisés, l’auteur mêle sa propre histoire familiale à l’imaginaire pour combler les silences d’une femme qui n’a jamais expliqué son geste. Ce faisant, il cherche à dépasser le simple diagnostic de «démence» et donne une voix à quelqu’un qui en fut privée toute sa vie. Le titre du roman, tiré des Soliloques du pauvre de Jehan-Rictus, tente de donner la mesure de la souffrance de Marthe en tant que femme méprisée et exploitée. Il porte également, par la référence qu’il déploie, la trace d’un engagement social.
 
Couverture : Le grand seum