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Antoine Rubin, Calcaires

Livres des Éditions La Veilleuse

Ces fleurs qui éclosent à l’ombre

25.34 CHF

De Gianna Olinda Cadonau, traduite de l’allemand par Valentin Decoppet

 

Dans un village de montagne isolé, la journaliste Vera rencontre Kálmán, un homme hanté par la guerre, tandis qu’elle tente de se réconcilier avec son propre passé. Leur relation fragile se transforme avec l’arrivée de Sophia, la sœur de Vera, créant un trio improbable. Entre silences partagés et révélations douloureuses, ils découvriront ensemble un chemin vers la guérison.

 

Dans un village de montagne reculé, la journaliste Vera s’installe dans l’ancienne maison familiale pour écrire et faire face à son passé. C’est là qu’elle fait la connaissance de Kálmán, rescapé d’une guerre dont les fantômes le hantent encore. Au fil de promenades silencieuses et de repas partagés, se dessine un espace-temps où l’indicible trouve peu à peu sa voie. Vera se voit rappeler par Kálmán sa sœur aînée, Sophia, internée, qui vit elle aussi dans un monde singulier. Et lorsque cette dernière apparaît soudain sur le pas de la porte, une connexion inattendue naît entre eux, les transformant tous les trois.
Portés par l’immensité des montagnes qui entrelacent leurs destins, parviendront-ils à s’affranchir de leurs barrières invisibles ? Un roman d’une grande intensité émotionnelle qui explore avec poésie les thèmes universels du traumatisme, de la perte et de la reconstruction à travers la beauté des liens.

En moine d’occasion

24.37 CHF
 

Fuyant les obligations du monde, un auteur se réfugie dans un monastère le temps d’achever son roman. Face à des hommes liés par leurs vœux, il découvre discipline, ferveur et humour inattendu. Émerge alors une réflexion sur le silence, la solitude et une spiritualité affranchie de tout dogme. Au fil des pages, c’est une liberté intérieure rare qui se dessine et nous appelle à notre tour.

 

Rattrapé par les obligations du monde alors qu’il achève un roman, l’auteur trouve refuge entre les murs silencieux d’un monastère et y tient un journal. Il observe des hommes ayant fait vœu de pauvreté, d’obéissance et de chasteté, dé couvre leur discipline, leur ferveur, mais aussi leur humour désarmant. De ces pages émergent des réflexions sur le silence, la solitude habitée et une spiritualité affranchie de tout dogme. Au fil de la lecture, c’est une liberté intérieure rare qui se dessine et nous appelle à notre tour.

Le lit au roi

27.29 CHF

Dans les rues de Genève, Léocadie croise par hasard son père, artiste peintre déchu, qu’elle évite depuis des années. Cette rencontre fait ressurgir un passé douloureux, révélant une relation père-fille destructrice entre fascination et terreur. Un récit psychologique poignant sur la résilience face aux traumatismes familiaux et le pouvoir libérateur des mots.

 

Dans les rues de Genève, une jeune femme croise soudain l’homme qu’elle évite depuis des années. Ce choc brutal vient briser le mur de silence qu’elle avait bâti autour de son enfance. Artiste peintre déchu, figure paternelle aussi fascinante que délétère, il réapparaît tel un fantôme du passé pour rouvrir des blessures qu’elle pensait guéries. À travers les fragments d’une mémoire blessée, se révèle une relation complexe qui oscille sans cesse entre dévotion et effroi. Dans un cadre familial où la honte collective étouffe la vérité, Léocadie doit se battre pour protéger son intégrité et sa santé psychique. Face au vide et au silence, l’écriture devient son arme de résistance.

 


T’écrire est difficile, presque impossible, mais ces mots, j’essaie tant bien que mal de me les réapproprier. Je t’écris car je n’ai pas le choix. Il me faut, à défaut de réduire le bloc en poussière, le dépasser. La langue n’est plus tienne : elle est nôtre.

Virginia dans les tours

24.37 CHF

Dans les tours de béton aux confins de la ville, Virginia et un jeune homme aux mystérieuses taches bleues forment une alliance improbable, parcourant les couloirs d’un home pour personnes âgées pour soigner les corps abandonnés par le système. Leur tendresse mutuelle transforme la désolation en une danse de résilience, défiant les regards et les jugements. Mais un jour le jeune homme décide de partir.

 

Dans les tours de béton aux confins de la ville, Virginia chasse le poids des années et la violence qui l’entoure avec ses rêves de fête et ses dessins d’oiseaux. Entre deux étages, un jeune homme scrute les taches bleues qui naissent sous ses yeux. Quand l’ascenseur s’immobilise, ses doigts deviennent ciseaux pour réinventer ce visage qui lui glisse entre les mains. Ensemble, ils arpentent les couloirs interminables pour soigner les corps délaissés par le système. Dans leur sillage, les rumeurs se propagent, tandis que leur tendresse mutuelle transforme la désolation en une danse flamboyante. Mais un jour le jeune homme décide de partir.

 

La nuit, Virginia me maquille. Avec un pinceau, elle passe du rouge sur mes lèvres, dessine des traits d’argent le long de mes tempes. Je ferme les yeux, je la laisse faire, et peu à peu je deviens elle.

Les nuits jaunes

27.29 CHF

Pendant quatre ans, Sabrina Paladino a exploré le milieu du travail du sexe volontaire en Suisse. S’appuyant sur les archives de Grisélidis Réal ainsi que ses propres observations, elle déconstruit les préjugés sur les personnes qui choisissent ce métier, leur rapport au corps et à l’intimité, nous invitant à transformer notre regard sur cette réalité complexe.

 

Pendant quatre ans, Sabrina Paladino a exploré l’univers du travail du sexe volontaire en Suisse. Entre documentaire et fiction, cette enquête littéraire examine les questions du corps, de l’intime
et du désir. Qui sont ces femmes choisissant la prostitution ? Comment vivent-elles leur rapport au corps et à l’intimité ? En s’appuyant sur les archives de Grisélidis Réal – écrivaine, artiste peintre et travailleuse du sexe suisse – ainsi que sur ses propres expériences, l’autrice nous transporte avec délicatesse dans un monde méconnu où les préjugés s’effacent et où l’observation
transforme autant la narratrice elle-même que notre regard sur cette réalité.

Tant que le jour frappe encore

25.34 CHF

Mona, enfermée dans une routine quotidienne, existe dans un temps suspendu, alourdi par le deuil. Alors que sa mère s’éteint, Mona porte la vie. Ce roman saisissant explore les frontières de la relation mère-fille et les moments où la vie et la mort se contemplent.

 

Mona, prisonnière d’un quotidien routinier, voit son existence figée dans un temps-mort que le deuil alourdit. Tandis que sa mère s’éteint, Mona porte la vie en elle. Leurs trajectoires se
confrontent dans un huis-clos monastique, comme si tout avait été dit, comme si plus rien ne pouvait être partagé. Les deux femmes affrontent les soubresauts d’une existence qui continue malgré la douleur, nous confrontant aux limites du lien avec celle qui nous a donné la vie. Ce roman saisissant explore les frontières de la relation mère-fille et les moments où la vie et la mort se contemplent.

Ainsi va Lipp

27.29 CHF

À la gare de l’Est, « Madame » croise brièvement une personne sans nom ni toit. Troublée, elle imagine alors différents destins pour cet homme. Dans le roman qu’elle lui compose, puis à la suite de son regard qui cavale dans les rues de Paris, elle invoque le pouvoir de la littérature pour suivre ce Bartleby moderne. Dans une prose à la fois poétique et concrète, Eleonore Frey nous invite à écouter celleux que la société rend muet·te·s.

 

À la gare de l’Est, « Madame » croise brièvement une personne sans nom ni toit qui la trouble profondément. Elle tisse alors différents fils imaginaires et entreprend de reconstruire l’histoire de celui qu’on appellera Lipp. Dans le roman qu’elle lui compose, puis à la suite de son regard qui cavale dans les rues de Paris, elle invoque le pouvoir de la littérature pour suivre ce Bartleby moderne, qui ébranle nos certitudes et nos conventions. Par sa prose à la fois poétique et concrète, Eleonore Frey nous invite à tendre l’oreille lorsqu’une personne semble n’avoir plus rien à dire. Sa langue singulière et sensible s’évertue, par son refus des automatismes et des lieux communs, à réduire l’écart entre le langage et le monde.

Matériel pour consolation

23.39 CHF

Il faudrait que dans le poème il n’y ait pas seulement des mots, mais aussi la trace d’une expérience, même d’une expérience que je n’ai pas vécue.

 

Dans la lignée de ses recueils Rien qui se dise et Grammaire blanche, Claudine Gaetzi poursuit son exploration des expériences et des émotions intimes à travers de microrécits qui capturent des fragments de vie, réels ou imaginaires. Ses textes, ancrés dans les gestes ordinaires du quotidien ainsi que dans la rêverie, sont émaillés d’humour et d’une douce fantaisie. Ils dévoilent une démarche réparatrice qui permet de résister à la mélancolie.

L’usine du pire

34.11 CHF

Ce sont des bâtiments entiers qui hurlent.
Les cris sont stridents, continus.
On dirait un seul grand cri qui sort des entrailles du béton.
Toute la matière hurle.

 

Une plongée viscérale dans l’élevage industriel à travers les yeux d’une enquêtrice infiltrée. Cette œuvre graphique allie rage et rigueur documentaire pour révéler les rouages cachés de l’exploitation animale.

 

À travers le regard d’une enquêtrice infiltrée, L’Usine du pire dévoile les réalités de l’industrie de l’élevage. Les animaux y apparaissent en négatif, leur présence se révélant par les structures et les objets qui les exploitent. Pia Shazar et Fanny Vaucher créent une oeuvre graphique saisissante où s’entrelacent la rage et la rigueur documentaire. Dans cette expérience viscérale, le autrices nous invitent à reconsidérer notre rapport aux animaux en nous confrontant aux mécanismes occultés de leur exploitation.

 

Avec une postface d’Isabelle Sorente

La Simone

23.39 CHF
La Simone c’est le récit d’une grand-mère qui incarne une sagesse populaire oubliée. Une soeur de paysan qui avance à pas de hérisson et sublime le quotidien par sa présence discrète et sa capacité d’émerveillement. Son absence crée le vide, mais sa voix enveloppante nous rappelle de cultiver nos particularités et d’adopter cette lenteur qui révèle la beauté même dans l’obscurité.
 
La Simone c’est une jeune fille qui coud des manteaux en sifflotant pendant la guerre. Une soeur de paysan qui avance à pas de hérisson, s’arrêtant pour admirer une coccinelle sur un coquelicot ou le lac aux couleurs chaudes au crépuscule. Le récit d’une grand-mère qui représente la sagesse populaire d’une époque révolue, ni plus ni moins. Dans un monde où tout s’accélère, sa patience
et son émerveillement transforment l’ordinaire.
Elle fait partie de ces personnes dont le départ vide une pièce de sa chaleur, alors qu’on avait presque oublié leur présence. La voix de la Simone nous enveloppe comme un doux murmure et nous invite à accepter nos singularités, à retrouver cette lenteur précieuse qui permet d’apprécier les joies simples, jusque dans les moments les plus sombres.
Couverture : Anaëlle Clot

Notre-Dame-des-Démolies

27.29 CHF
En 1968, Marthe, une dame de compagnie assassine la baronne pour laquelle elle travaille de neuf coups de couteau, avant d’être internée dans un hôpital psychiatrique. Le premier roman noir d’Olivier Vonlanthen reconstruit par fragments le parcours d’une femme très pieuse, brutalisée par les violences de classe, probablement sexuelles, et par sa souffrance mentale. De délires psychotiques au portrait de ses parents, en passant par son appel à la foi dans une chapelle creusée dans une grotte en hommage à la Vierge et les humiliations d’une vie de misère passée au service des plus aisés, l’auteur mêle sa propre histoire familiale à l’imaginaire pour combler les silences d’une femme qui n’a jamais expliqué son geste. Ce faisant, il cherche à dépasser le simple diagnostic de «démence» et donne une voix à quelqu’un qui en fut privée toute sa vie. Le titre du roman, tiré des Soliloques du pauvre de Jehan-Rictus, tente de donner la mesure de la souffrance de Marthe en tant que femme méprisée et exploitée. Il porte également, par la référence qu’il déploie, la trace d’un engagement social.
Couverture : Le grand seum

La petite lutte

24.37 CHF
Une femme se retrouve dans un compartiment de train en marche, sans souvenir précis de son embarquement, sans indice sur sa destination. Le paysage défile, indifférent à sa confusion. Ses sens et pensées s’entrelacent en un flot discontinu troublé par les autres passagères qui lui dévoilent les fragments de son histoire. Se dessinent alors les traits d’une relation d’emprise. Le train devient alors une métaphore de son enfermement psychologique, de cette trajectoire qu’elle suit, passive, depuis trop longtemps. La prose, tissée d’observations et de et échappées poétiques pour capturer les mouvements subtils d’une conscience qui s’éveille à sa propre captivité. Le voyage physique se transforme en traversée intérieure où chaque ralentissement devient une invitation à l’affranchissement.
 
Couverture: Marie Gyger

Les centres fédéraux d’asile

29.24 CHF

D’une réforme à l’autre, l’asile a progressivement dévié de sa vocation première de protection et de refuge. Dans les pays occidentaux, il est devenu un mécanisme d’enfermement des personnes exilées. Cette enquête nous plonge dans l’univers méconnu des centres fédéraux d’asile suisses (CFA), véritable industrie lucrative où l’État délègue encadrement et sécurité à des entreprises privées. On y déploie un arsenal de mesures sécuritaires : couvre-feu, fouilles corporelles, sanctions, exclusions. Les règles, jugées arbitraires exacerbent les tensions et vident de sens le travail des employé·es. Au travers d’une visite guidée de ces espaces fermés, inaccessibles au public et aux médias, cet essai nous dévoile le quotidien des résident·es, caractérisé par une promiscuité difficilement soutenable et une surveillance constante. Face à la violence institutionnelle des CFA, exilé·es et professionnel·les résistent pour préserver la dignité. En portant les voix que les autorités tentent de réduire au silence, l’essai s’inscrit dans leur lutte pour la reconnaissance. L’autrice entrelace diverses narrations, alternant analyses rigoureusement documentées et paroles directes sous couvert d’anonymat. Une plongée au cœur des CFA qui illustre comment les centres d’asile cristallisent le racisme.

Et si les arbres pouvaient parler ?

43.86 CHF

Et si les arbres pouvaient parler ? est un manifeste poétique et engagé, qui réenchante notre regard sur le monde. Fanny Guichard et Csil dévoilent avec sensibilité et lucidité, l’univers vivant qui nous entoure : arbres, mousses, champignons, oiseaux, insectes, plantes… autant d’acteurs invisibles de l’écosystème dont nous faisons partie sans nous en apercevoir. Ce livre est construit autour de moments d’éveil : balades à hauteur d’enfant, observations saisies au jardin ou en ville, gestes simples comme sauver un escargot ou laisser fleurir une pelouse en mai. Entrelaçant connaissances scientifiques et souvenirs intimes, l’autrice démontre comment nous pouvons tisser des liens authentiques avec ces êtres vivants. Un Cahier photographique central, signé par Chloé Cohen, prolonge cette invitation par l’image : ses clichés, à la fois intimes et puissants, offrent une respiration poétique qui dialogue avec les mots et les illustrations. Ils ouvrent une autre voie d’accès à l’émerveillement, en captant la beauté fragile et la force du vivant. Le récit explore aussi l’influence du langage sur notre perception et comment des actions quotidiennes peuvent devenir politiques. Le livre nous convie à une douce révolution : ne plus considérer notre environnement comme un simple décor, mais comme une relation à cultiver. Un cheminement poétique et sensible pour aborder les défis environnementaux essentiels de notre temps.

 

Un livre qui relie les générations : il invite les adultes à renouer avec leur regard d’enfant et permet aux plus jeunes de se sentir reconnus comme des lecteurs à part entière.

 

petites-mains-sales.com

 

Les arbres ici parlent aussi l’arabe

26.32 CHF

Jeune homme, Usama a fui l’Irak pour la Suisse, où il se ­retrouve dans un centre d’asile en Thurgovie. En tant qu’étranger, ne ­maîtrisant pas la langue, sans travail ni argent il se sent perdu et désorienté. Il cherche à se construire une nouvelle vie sans pour autant perdre le lien avec son pays d’origine. En pleine procédure d’asile, il apprend que son frère Ali a disparu de Bagdad sans laisser de traces. Dans son désespoir – face à l’éloignement de l’Irak et de sa famille là-bas, le narrateur se tourne vers la forêt, un lieu où il se sent accepté et libre. Un refuge, mais aussi un espace métaphorique dans lequel naît la littérature. Dans son premier roman, Usama Al Shahmani raconte le clivage entre deux mondes, les fragments d’une patrie et l’espoir d’une vie nouvelle avec une ­poésie extraordinaire qui transcende les frontières dans un ­plaidoyer pour la compassion envers l’ensemble du vivant.

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot

Rouille

24.37 CHF

Dans une langue brute et sensorielle, Camille Leyvraz nous plonge dans un huis clos rural d’une beauté sombre où la nature, omniprésente, reflète la ­violence des âmes et le poids des silences. Rouille est un roman où le corps devient un champ de bataille, un lieu de lutte et de survie : une jeune femme porte un enfant contre son gré, né d’un viol dont l’auteur s’est volatilisé. Entre rage et résilience, elle se débat contre les non-dits, la ­fatalité et le regard d’un village qui juge, oppresse et condamne. Son frère, figure à la fois protectrice et énigmatique, ­l’accompagne dans ce quotidien ­oppressant qui, avec la force des liens ­familiaux, s’éclaircit peu à peu jusqu’à une forme d’apaisement.

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot