Nicolas Di Meo, Tumiqa
Livres des Éditions La Veilleuse
- Tous
- Beau livre «Lux»
- Essai «Sémaphores»
- Poésie «Le verre ardent»
- Poche «Lueurs»
- Récit insolite «Feu pâle»
- Roman «Nuit blanche»
L’allumette de Pandore
36.00 CHFEn 1977, année politiquement charnière en Europe, les violences d’État et de la guérilla urbaine mettent fin à l’utopie pacifiste post-mai 1968. Dans le village néerlandais de Kootwijk, Lone disparaît alors que son compagnon Ben vient d’être arrêté. Elle laisse un bas de laine et une tablette éventrée de tranquillisants, mais son passeport est introuvable. Quand Ben décède en 2012, à l’issue d’une existence marquée par la détention, sa fille Charlotte s’immerge dans la sombre nébuleuse qui enveloppe le passé de ses parents. En reconstituant la toile de leurs fréquentations, elle croise la trajectoire de personnages insaisissables, tels des vétérans punk rock et une inquiétante Ragana. Dans un climat de paranoïa, sa quête nous entraîne vers les zones grises des rapports humains, où les jeux de pouvoir s’imbriquent dans l’univers impitoyable de la criminalité.
Illustration de couverture : David Haldimann
Madame Bœuf
30.00 CHFMadame Bœuf et son mari forment un couple d’humbles retraités suisses. Leur vie se conjugue au rythme du jass hebdomadaire et des sorties chez le boucher. Femme de grands principes et de petits plats, Sylviane Bœuf est impatiente d’échapper à la platitude du quotidien, le temps d’un week-end à Paris. Elle rêve de ce voyage depuis toujours, elle qui a grandi à la ferme avant de s’installer en ville pour un apprentissage, grâce à l’intervention de feu « tonton Georges », un fleuriste passionné de livres.
La providence lui désigne comme compagnon de voyage Francis, le fils homosexuel de son unique amie, avec lequel elle nouera une amitié aussi inopinée que touchante. Lors de cette parenthèse parisienne grisante, l’une et l’autre entreverront la possibilité respective d’une relation amoureuse. Mais, par définition, une parenthèse est faite pour se refermer.
Illustration de couverture : Marine Bass
Père, ouvre la porte
24.00 CHFFigure incontournable de la poésie roumaine qui s’écrit aujourd’hui en République de Moldavie, Alexandru Vakulovski nous propose à travers l’anthologie Père, ouvre la porte une radiographie poétique non seulement de son espace intime, où écriture et vie quotidienne s’entremêlent, mais aussi de son pays. L’image composite du père — le père de chair et d’os qui se meurt, le père divin, le père œdipien — transparaît dans ses vers radiographiques pour dire la tragédie personnelle et, dans une perspective métapoétique, l’ordre irrépressible des choses qui appelle le renouveau. Les rayons x de son écriture convergent également pour dresser un tableau synoptique de la République de Moldavie, un tableau qui, à travers des instantanés de la vie urbaine et de la vie rurale, saisit une réalité historique corrosive, dramatique, écrasante.
Le vrai visage de la pluie
28.00 CHFLe vrai visage de la pluie s’inspire des carnets de route de l’auteur parti initialement effectuer son service civil dans le Nordeste brésilien, avant de dériver parmi le continent sur les traces de ses racines. Une succession de voyages en solitaire à travers l’Amérique latine, en Uruguay notamment ; terre d’accueil pour sa famille fuyant l’Égypte en 1957.
Sensible à notre position dans les relations Nord-Sud et conçu à la fois comme une cartographie de souvenirs et un itinéraire des possibles, ce récit cherche à établir un lien avec les lieux et les êtres qui les incarnent sans pour autant les fétichiser. Au fil de cette odyssée poétique se tisse un langage universel solaire qui invite au partage et à l’écoute d’une altérité aussi violente que lumineuse.
Comme de l’eau de l’eau
22.50 CHFLa Plaine, futur proche. Les étés grignotent le printemps et colonisent l’automne. L’électricité est rationnée, le carburant hors de prix. Pour subvenir aux besoins de la famille, Marcelle travaille au Flacon, une fabrique de parfums. Elle consacre la majeure partie de son temps libre à son frère neuroatypique et fugueur, obnubilé par le retour de leur mère.
Étouffée par les mains glissantes d’un père malade et la pression d’un quotidien abrutissant, l’adolescence de Marcelle peine à éclore. Comme de l’eau dans l’eau est un roman brut qui crie les premiers émois d’un cœur inondé par la vase du monde. Entre la gendarmerie désertée du village, la station-service et l’usine, peu à peu, une voix aussi âpre que sensuelle s’évertue à dépasser l’horreur d’une jeunesse engloutie pour nous dire : moi aussi, j’existe.
Illustration de couverture : Naji Seppey
Tumiqa
25.00 CHFÀ la fin de mars 2023, Nicolas passe vingt et un jours sur la côte ouest du Groenland, à bord d’un bateau immobilisé par les glaces. Bercé par le silence, la lenteur inattendue de la traversée, le paysage puissant et les légendes du Grand Nord, il se souvient. Il écrit le cancer de son père, son imaginaire foisonnant, la maladie invisible de sa mère qu’il ne faut pas nommer et ses mémoires adolescentes.
Découvrant un peuple inuit confronté à la brutalité de l’occidentalisation, son voyage est une façon de résister à l’oubli et à l’accélération du monde. Les histoires, avant de disparaître, tissent des liens avec le vivant. Tumiqa, «Traces» en langue inuite, est un roman qui nous rappelle que nous sommes faits des traces de celles et ceux avant nous, même si elles ont fondu comme neige au soleil.
Illustration de couverture : Anaëlle Clot
Un corps à soi (édition limitée)
280.00 CHFPour la première fois dans un livre Nora Rupp dévoile plus de vingt ans de portraits de soi saisissants qui mettent en scène la manière dont les injonctions sociales et le temps façonnent le corps, les gestes et les attitudes des femmes. Le regard engagé de l’artiste, à ses débuts influencé par le travail de Cindy Sherman, questionne la construction sociale des archétypes et des genres et nous confronte aux rôles que nous incarnons, à nos propres incohérences, au devoir de maternité, de soin, de séduction. Mais pourquoi faut-il jouer tant de rôles pour réussir à faire partie du tableau ? Au fil de son œuvre, l’image qu’elle nous renvoie est celle d’une métamorphose qui s’affranchit peu à peu de toute contrainte et devient cathartique. De nouveaux paysages intérieurs se dessinent, libérant le visage multiple des femmes et de l’artiste comme une invitation au dialogue et à se réinventer ensemble.
Cette édition est limitée à 50 exemplaires comprenant le livre et un tirage numéroté et signé parmi les deux photographies ci-dessous, au format 30 cm x 40 cm sur du papier Canson baryte prestige 340 gm2.
Merci de spécifier votre choix n°1 ou choix n°2 en commentaire lors de votre commande.
Un corps à soi
44.00 CHFPour la première fois dans un livre Nora Rupp dévoile plus de vingt ans de portraits de soi saisissants qui mettent en scène la manière dont les injonctions sociales et le temps façonnent le corps, les gestes et les attitudes des femmes. Le regard engagé de l’artiste, à ses débuts influencé par le travail de Cindy Sherman, questionne la construction sociale des archétypes et des genres et nous confronte aux rôles que nous incarnons, à nos propres incohérences, au devoir de maternité, de soin, de séduction. Mais pourquoi faut-il jouer tant de rôles pour réussir à faire partie du tableau ? Au fil de son œuvre, l’image qu’elle nous renvoie est celle d’une métamorphose qui s’affranchit peu à peu de toute contrainte et devient cathartique. De nouveaux paysages intérieurs se dessinent, libérant le visage multiple des femmes et de l’artiste comme une invitation au dialogue et à se réinventer ensemble.
Tout ce que nous avons été
25.00 CHFDepuis son départ de Naples vingt ans plus tôt, Anna a rompu avec son passé. Quand son père disparaît en laissant pour seul indice une lettre cryptique qui lui semble adressée, elle accepte avec rancune de retourner dans sa ville natale pour partir à sa recherche. En gravissant les étages de l’immeuble familial, les souvenirs de son enfance et de sa voisine Ada rejaillissent : les après-midis qu’elles passaient les deux à écouter des chansons de Mina à la radio sur le palier, les récits des aventures d’Ada qui l’avaient éveillée à l’amour et la sexualité… En parallèle affleurent aussi les drames d’hier, les secrets de famille, les rumeurs, les humiliations et les douleurs de ce milieu des rioni populaires qu’Anna a toujours cherché à fuir. Pendant son séjour napolitain, les événements se bousculent, ponctués de rencontres étranges. La quête d’Anna devient alors vertigineuse.
Illustration de couverture : Caroline Vitelli
Soi-même comme un chien
29.00 CHFLa rencontre avec Italo, lévrier de la race Cirneco de l’Etna, a changé l’existence du philosophe et politologue genevois Nicolas Tavaglione. Leur complicité a donné naissance à de savoureuses #dogstories sur les réseaux sociaux, relatées dans ce récit d’une symbiose entre espèces différentes, mais à l’espace affectif commun. Entre deux promenades dans le parc urbain ou sur les hors-pistes neigeux, cette relation nous plonge dans les soubresauts politiques et méditatifs d’une réflexion aux richesses insoupçonnées. Si la Rome antique avertissait tout intrus d’un Cave canem « Prends garde au chien », cet essai le détourne en une attention renouvelée à ce compagnon ancestral. Vivre avec un chien, n’est-ce pas accomplir sa véritable humanité ?
Roses épines
21.00 CHFPegasus, Medusa et les grrlz vivent dans un monde où l’air se fait rare. Pour survivre, iellxs apprennent à rire à gorge déployée dans les situations les plus asphyxiantes. L’opinion publique condamne ces éclats qu’elle a déclarés menaçants, toutefois ils ne sont pas près de s’arrêter.
Pensé comme un puissant conte-manifeste, Roses épines écorche la réalité pour en faire jaillir une nouvelle. En permettant à ses personnages d’échapper à la mythologie patriarcale, Stéphanie Roşianu explore la rage de celleux qui ne sont pas autoriséexs à l’exprimer.
Par une hybridation du langage et des genres, dans une perspective de luttes féministes intersectionnelles, son conte-manifeste nous invite à créer nos propres récits à travers une réappropriation de nos liens. Invoquant aussi bien Sailor Moon et les mondes marins que les contes populaires roumains, elle bouscule les mythes afin de s’en affranchir dans un souffle émancipateur et joyeux.
Illustration de couverture : Océane Muller
Qui n’est plus
22.50 CHFUn jeune homme veille le corps de son père durant toute une nuit. Il lui raconte alors ce qu’il ne lui a jamais dévoilé de sa vie : ses amours ratées, ses études interrompues et ses errances dans une capitale lointaine, où il a tenté de se construire hors des attentes familiales, embrassant la folie. À l’image d’une génération globalisée et fragile en quête de repères amoureux, sociaux et intellectuels, il a si maladroitement cherché à se connaître qu’il en a presque oublié son nom — mais le deuil de son père le lui rappelle avec force. Lire Qui n’est plus, c’est suivre les révélations de ce fils dont la mise à nu existentielle,l’espace d’une nuit, retrace de successives mises en péril et quelques fulgurances. C’est aussi accepter de s’oublier pour suivre l’étrange lueur émise par la mort d’un proche, éclairant tout mystère.