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Antoine Rubin, Calcaires

Livres des Éditions La Veilleuse

La Simone

23.39 CHF
La Simone c’est le récit d’une grand-mère qui incarne une sagesse populaire oubliée. Une soeur de paysan qui avance à pas de hérisson et sublime le quotidien par sa présence discrète et sa capacité d’émerveillement. Son absence crée le vide, mais sa voix enveloppante nous rappelle de cultiver nos particularités et d’adopter cette lenteur qui révèle la beauté même dans l’obscurité.
 
La Simone c’est une jeune fille qui coud des manteaux en sifflotant pendant la guerre. Une soeur de paysan qui avance à pas de hérisson, s’arrêtant pour admirer une coccinelle sur un coquelicot ou le lac aux couleurs chaudes au crépuscule. Le récit d’une grand-mère qui représente la sagesse populaire d’une époque révolue, ni plus ni moins. Dans un monde où tout s’accélère, sa patience
et son émerveillement transforment l’ordinaire.
Elle fait partie de ces personnes dont le départ vide une pièce de sa chaleur, alors qu’on avait presque oublié leur présence. La voix de la Simone nous enveloppe comme un doux murmure et nous invite à accepter nos singularités, à retrouver cette lenteur précieuse qui permet d’apprécier les joies simples, jusque dans les moments les plus sombres.
Couverture : Anaëlle Clot

Notre-Dame-des-Démolies

27.29 CHF
En 1968, Marthe, une dame de compagnie assassine la baronne pour laquelle elle travaille de neuf coups de couteau, avant d’être internée dans un hôpital psychiatrique. Le premier roman noir d’Olivier Vonlanthen reconstruit par fragments le parcours d’une femme très pieuse, brutalisée par les violences de classe, probablement sexuelles, et par sa souffrance mentale. De délires psychotiques au portrait de ses parents, en passant par son appel à la foi dans une chapelle creusée dans une grotte en hommage à la Vierge et les humiliations d’une vie de misère passée au service des plus aisés, l’auteur mêle sa propre histoire familiale à l’imaginaire pour combler les silences d’une femme qui n’a jamais expliqué son geste. Ce faisant, il cherche à dépasser le simple diagnostic de «démence» et donne une voix à quelqu’un qui en fut privée toute sa vie. Le titre du roman, tiré des Soliloques du pauvre de Jehan-Rictus, tente de donner la mesure de la souffrance de Marthe en tant que femme méprisée et exploitée. Il porte également, par la référence qu’il déploie, la trace d’un engagement social.
 
Couverture : Le grand seum

La petite lutte

24.37 CHF
Une femme se retrouve dans un compartiment de train en marche, sans souvenir précis de son embarquement, sans indice sur sa destination. Le paysage défile, indifférent à sa confusion. Ses sens et pensées s’entrelacent en un flot discontinu troublé par les autres passagères qui lui dévoilent les fragments de son histoire. Se dessinent alors les traits d’une relation d’emprise. Le train devient alors une métaphore de son enfermement psychologique, de cette trajectoire qu’elle suit, passive, depuis trop longtemps. La prose, tissée d’observations et de et échappées poétiques pour capturer les mouvements subtils d’une conscience qui s’éveille à sa propre captivité. Le voyage physique se transforme en traversée intérieure où chaque ralentissement devient une invitation à l’affranchissement.
 
Couverture: Marie Gyger

Les centres fédéraux d’asile

23.39 CHF

D’une réforme à l’autre, l’asile a progressivement dévié de sa vocation première de protection et de refuge. Dans les pays occidentaux, il est devenu un mécanisme d’enfermement des personnes exilées. Cette enquête nous plonge dans l’univers méconnu des centres fédéraux d’asile suisses (CFA), véritable industrie lucrative où l’État délègue encadrement et sécurité à des entreprises privées. On y déploie un arsenal de mesures sécuritaires : couvre-feu, fouilles corporelles, sanctions, exclusions. Les règles, jugées arbitraires exacerbent les tensions et vident de sens le travail des employé·es. Au travers d’une visite guidée de ces espaces fermés, inaccessibles au public et aux médias, cet essai nous dévoile le quotidien des résident·es, caractérisé par une promiscuité difficilement soutenable et une surveillance constante. Face à la violence institutionnelle des CFA, exilé·es et professionnel·les résistent pour préserver la dignité. En portant les voix que les autorités tentent de réduire au silence, l’essai s’inscrit dans leur lutte pour la reconnaissance. L’autrice entrelace diverses narrations, alternant analyses rigoureusement documentées et paroles directes sous couvert d’anonymat. Une plongée au cœur des CFA qui illustre comment les centres d’asile cristallisent le racisme.

Et si les arbres pouvaient parler ?

43.86 CHF

Et si les arbres pouvaient parler ? est un manifeste poétique et engagé, qui réenchante notre regard sur le monde. Fanny Guichard et Csil dévoilent avec sensibilité et lucidité, l’univers vivant qui nous entoure : arbres, mousses, champignons, oiseaux, insectes, plantes… autant d’acteurs invisibles de l’écosystème dont nous faisons partie sans nous en apercevoir. Ce livre est construit autour de moments d’éveil : balades à hauteur d’enfant, observations saisies au jardin ou en ville, gestes simples comme sauver un escargot ou laisser fleurir une pelouse en mai. Entrelaçant connaissances scientifiques et souvenirs intimes, l’autrice démontre comment nous pouvons tisser des liens authentiques avec ces êtres vivants. Un Cahier photographique central, signé par Chloé Cohen, prolonge cette invitation par l’image : ses clichés, à la fois intimes et puissants, offrent une respiration poétique qui dialogue avec les mots et les illustrations. Ils ouvrent une autre voie d’accès à l’émerveillement, en captant la beauté fragile et la force du vivant. Le récit explore aussi l’influence du langage sur notre perception et comment des actions quotidiennes peuvent devenir politiques. Le livre nous convie à une douce révolution : ne plus considérer notre environnement comme un simple décor, mais comme une relation à cultiver. Un cheminement poétique et sensible pour aborder les défis environnementaux essentiels de notre temps.

 

Un livre qui relie les générations : il invite les adultes à renouer avec leur regard d’enfant et permet aux plus jeunes de se sentir reconnus comme des lecteurs à part entière.

 

petites-mains-sales.com

 

Les arbres ici parlent aussi l’arabe

26.32 CHF

Jeune homme, Usama a fui l’Irak pour la Suisse, où il se ­retrouve dans un centre d’asile en Thurgovie. En tant qu’étranger, ne ­maîtrisant pas la langue, sans travail ni argent il se sent perdu et désorienté. Il cherche à se construire une nouvelle vie sans pour autant perdre le lien avec son pays d’origine. En pleine procédure d’asile, il apprend que son frère Ali a disparu de Bagdad sans laisser de traces. Dans son désespoir – face à l’éloignement de l’Irak et de sa famille là-bas, le narrateur se tourne vers la forêt, un lieu où il se sent accepté et libre. Un refuge, mais aussi un espace métaphorique dans lequel naît la littérature. Dans son premier roman, Usama Al Shahmani raconte le clivage entre deux mondes, les fragments d’une patrie et l’espoir d’une vie nouvelle avec une ­poésie extraordinaire qui transcende les frontières dans un ­plaidoyer pour la compassion envers l’ensemble du vivant.

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot

Rouille

24.37 CHF

Dans une langue brute et sensorielle, Camille Leyvraz nous plonge dans un huis clos rural d’une beauté sombre où la nature, omniprésente, reflète la ­violence des âmes et le poids des silences. Rouille est un roman où le corps devient un champ de bataille, un lieu de lutte et de survie : une jeune femme porte un enfant contre son gré, né d’un viol dont l’auteur s’est volatilisé. Entre rage et résilience, elle se débat contre les non-dits, la ­fatalité et le regard d’un village qui juge, oppresse et condamne. Son frère, figure à la fois protectrice et énigmatique, ­l’accompagne dans ce quotidien ­oppressant qui, avec la force des liens ­familiaux, s’éclaircit peu à peu jusqu’à une forme d’apaisement.

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot

Ce que peut un cœur

24.37 CHF

À la fin des années 1980, C suivait une formation aux Beaux-Arts de Genève. Elle a étudié le dessin anatomique en prenant pour modèle le corps d’un jeune homme de 23 ans : des médecins-­anatomistes l’avaient écorché pour ­dévoiler ses muscles superficiels. Il n’avait ni nom, ni identité, ni ­mémoire. Près de quarante ans plus tard, C dévoile quelques clichés volés à un ami écrivain, ravivant chez lui la sensation d’une ­porosité troublante. La mémoire du corps est convoquée et une enquête ­littéraire s’amorce. Se tisse alors une peau délicate qui, par l’intime, nous relie toutes et tous au vivant.

 

Illustration de couverture : Claudia Renna

Hôtel Au-Delà

24.37 CHF

Depuis quelques semaines Cochon est seul. Il regarde par la ­fenêtre d’un air morne. Quelque part derrière ce ciel il y a un autre ciel, et derrière ce ciel encore un autre. C’est donc une bonne chose que Blaireau ait inventé un appareil qui permet de se ­téléporter dans l’appartement de Dieu. Ils vont alors rendre une visite surprise au Créateur et s’asseoir à la table de sa cuisine. Entre eux, un début d’histoire prendra timidement forme.
Hôtel Au-Delà parle du bonheur de trouver des compères, du mal du lointain et de la nostalgie du familier. De la vie d’ici-bas et de l’au-delà et de l’entre-deux bizarre qui les sépare.

 

Illustration de couverture : Anne Bory

Paroles en état de siège

24.37 CHF

Paroles en état de siège est le premier recueil de Benoit D’Afrique. Ces poèmes n’abritent rien de définitif, mais disséminent les débris d’une vie touchée par un profond malaise. Du désordre intime naît une révolte en vers, contre les frontières et les visas, le silence et les murmures désapprobateurs, et aussi contre l’écriture parfois douloureuse des mots. Dans un rythme sanguin, les souvenirs refoulés surgissent. Chaque lettre de la langue est comme électrifiée, une parole nette advient et se ­déploie peu à peu, échappant aux entraves qu’elle porte en elle-même. Libérée, elle ne cherche plus son point d’équilibre, mais seulement à se faire entendre comme une révolte utile.

Corps perdus

24.37 CHF

À la suite d’un défi lancé par sa nièce, un jeune danseur en fin de carrière décide de s’isoler dans une ville de l’Est au nom ­imprononçable. Flottant dans l’espace étranger et dans une langue mystérieuse, il observe, prend des notes dans son carnet, rêve et dérive. La solitude à laquelle il s’abandonne est lumineuse et obscure à la fois. Peuplée de frôlements, d’émois, de réminiscences, elle draine les blessures et les joies, s’ouvre peu à peu à une liberté nouvelle.

 

Illustration de couverture : Nicoz Balboa

Dead drop

27.29 CHF

Raïzo, trentenaire et orpheline, ne connaît rien de son passé ­familial. Dans les combles d’un immeuble délabré de Lausanne, elle orchestre un réseau de livraisons anonymes grâce à des ­cachettes urbaines, ses « dead drops ». Lorsque l’une de ses ­transactions dépasse largement les sommes habituelles et qu’un fichier énigmatique apparaît sur son ordinateur, son univers ­soigneusement verrouillé commence à s’effriter.
Une mystérieuse organisation qui la surveille depuis des ­années l’entraîne dans un jeu pernicieux où chaque indice semble ­creuser davantage le gouffre entre son quotidien et un passé qu’elle a ­toujours cherché à fuir. Piégés entre paranoïa et réalité, Raïzo et ses amis devront naviguer dans un labyrinthe de codes, de ­menaces et de révélations, tout en affrontant leurs propres ­démons dans une course contre le temps.

 

Illustration de couverture : PeroZ

Calcaires

29.24 CHF

De la chaîne du Jura à Uranium City dans la forêt boréale, trois promenades à la fois proches et lointaines aux allures d’investigation. Les histoires défilent mais sont toutes étrangement contenues par la même dorsale : un massif de calcaires. Une montagne grignotée par une carrière, des squats transformés en immeubles au béton clinquant, une ville dévastée par l’exploitation minière sont autant de lieux explorés par l’écrivain Antoine Rubin, qui interroge notre lien à la terre, nos façons de faire société au milieu de paysages abîmés. Avec une narration poétique et photographique, il capte des tentatives de vies collectives ainsi que des instantanés aux prises avec la mémoire et l’oubli. Comment habiter un monde, dès lors qu’il semble promis aux ruines ?

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot

Enchantements

24.37 CHF

Pour la première fois en Suisse romande, des poétesses et des poètes contemporains écrivent des poèmes inédits sur les enchantements, thème de l’édition 2025 du Printemps de la poésie. Placée sous le signe d’Orphée et partagée par les bardes, les chamanes, les ­magiciens et les alchimistes, la poésie détient historiquement le pouvoir d’enchanter et de charmer. Est-ce toujours le cas ­aujourd’hui ? Quels charmes et quelles puissances invoquons-nous quotidiennement ? Quelles formules poétiques consacrons-nous désormais ? Découvrez dans cette anthologie des talismans ­modernes et indispensables pour conjurer la nuit.

 

Matthieu Corpataux / Jonathan Dumani / Sylviane Dupuis / Patrice Duret & Damien Pattaroni / Vincent Gilloz / La Gale / Eva Marzi / Françoise Matthey / Béatrice Monnard / André Petitat / Antonio Rodriguez / Olivier Vonlanthen / Laurence Verrey / Pierre Vinclair / Henri-Michel Yéré / Mary-Laure Zoss

que j’étais des cailloux

23.39 CHF

Conçu à la façon d’un itinéraire poétique, avec un départ et un retour, que j’étais des cailloux témoigne par l’élan et la marche d’une forme de résistance à la fixité de la langue. Qu’ils évoquent le bruit du gravier, le goût de l’eau ou l’effritement d’une feuille, les poèmes abordent notre condition humaine et y réparent les sens déréglés par la société dans laquelle nous vivons, réduite au vacarme, où il faut se taire pour mieux se comprendre. Sauvé du prisme des diamants stupides avec lesquels jouent nos monstres élus, le reflet de notre humanité se prolonge au milieu d’une nature convoquée par touches successives. Pas après pas, poème après poème, freinant le rythme, préconisant la décélération et le détour, ce recueil redonne confiance en la possibilité d’un changement à venir, d’autant qu’ailleurs, une boussole s’est peut-être réveillée.

 

Cet ouvrage comporte une préface de Rodolphe Perez.