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Roman «Nuit blanche»

La collection «Nuit blanche» regroupe les romans écrits par des auteur·trice·s contemporain·e·s.

Calcaires

29.24 CHF

De la chaîne du Jura à Uranium City dans la forêt boréale, trois promenades à la fois proches et lointaines aux allures d’investigation. Les histoires défilent mais sont toutes étrangement contenues par la même dorsale : un massif de calcaires. Une montagne grignotée par une carrière, des squats transformés en immeubles au béton clinquant, une ville dévastée par l’exploitation minière sont autant de lieux explorés par l’écrivain Antoine Rubin, qui interroge notre lien à la terre, nos façons de faire société au milieu de paysages abîmés. Avec une narration poétique et photographique, il capte des tentatives de vies collectives ainsi que des instantanés aux prises avec la mémoire et l’oubli. Comment habiter un monde, dès lors qu’il semble promis aux ruines ?

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot

Ce que peut un cœur

24.37 CHF

À la fin des années 1980, C suivait une formation aux Beaux-Arts de Genève. Elle a étudié le dessin anatomique en prenant pour modèle le corps d’un jeune homme de 23 ans : des médecins-­anatomistes l’avaient écorché pour ­dévoiler ses muscles superficiels. Il n’avait ni nom, ni identité, ni ­mémoire. Près de quarante ans plus tard, C dévoile quelques clichés volés à un ami écrivain, ravivant chez lui la sensation d’une ­porosité troublante. La mémoire du corps est convoquée et une enquête ­littéraire s’amorce. Se tisse alors une peau délicate qui, par l’intime, nous relie toutes et tous au vivant.

 

Illustration de couverture : Claudia Renna

Comme de l’eau dans l’eau

21.93 CHF

La Plaine, futur proche. Les étés grignotent le printemps et colonisent l’automne. L’électricité est rationnée, le carburant hors de prix. Pour subvenir aux besoins de la famille, Marcelle travaille au Flacon, une fabrique de parfums. Elle consacre la majeure partie de son temps libre à son frère neuroatypique et fugueur, obnubilé par le retour de leur mère.
Étouffée par les mains glissantes d’un père malade et la pression d’un quotidien abrutissant, l’adolescence de Marcelle peine à éclore. Comme de l’eau dans l’eau est un roman brut qui crie les premiers émois d’un cœur inondé par la vase du monde. Entre la gendarmerie désertée du village, la station-service et l’usine, peu à peu, une voix aussi âpre que sensuelle s’évertue à dépasser l’horreur d’une jeunesse engloutie pour nous dire : moi aussi, j’existe.

 

Illustration de couverture : Naji Seppey

Corps perdus

24.37 CHF

À la suite d’un défi lancé par sa nièce, un jeune danseur en fin de carrière décide de s’isoler dans une ville de l’Est au nom ­imprononçable. Flottant dans l’espace étranger et dans une langue mystérieuse, il observe, prend des notes dans son carnet, rêve et dérive. La solitude à laquelle il s’abandonne est lumineuse et obscure à la fois. Peuplée de frôlements, d’émois, de réminiscences, elle draine les blessures et les joies, s’ouvre peu à peu à une liberté nouvelle.

 

Illustration de couverture : Nicoz Balboa

Hôtel Au-Delà

24.37 CHF

Depuis quelques semaines Cochon est seul. Il regarde par la ­fenêtre d’un air morne. Quelque part derrière ce ciel il y a un autre ciel, et derrière ce ciel encore un autre. C’est donc une bonne chose que Blaireau ait inventé un appareil qui permet de se ­téléporter dans l’appartement de Dieu. Ils vont alors rendre une visite surprise au Créateur et s’asseoir à la table de sa cuisine. Entre eux, un début d’histoire prendra timidement forme.
Hôtel Au-Delà parle du bonheur de trouver des compères, du mal du lointain et de la nostalgie du familier. De la vie d’ici-bas et de l’au-delà et de l’entre-deux bizarre qui les sépare.

 

Illustration de couverture : Anne Bory

La double nuit du lac

20.47 CHF

Entre les deux rives d’un lac profond, Julien Burri révèle, dans ce récit envoûtant, le bouleversement de la séparation amoureuse. Un après-midi d’été, le narrateur traverse le lac à la nage et un autre homme, aimé, le regarde s’éloigner depuis le rivage. Commence alors une quête nourrie par la mémoire du cœur et les mouvements souterrains de la nature.
Depuis l’ancienne ferme dans laquelle il vit, enveloppé par le bruit des bêtes et le souffle du vent, il attend de voir comment la vie peut le surprendre. La forêt lui livre des indices, et les pas des absents se dessinent dans le limon du vivant. Ce récit mouvant, empreint de poésie, glisse une question intime : est-ce qu’il suffit de traverser un lac pour ne plus aimer, ou pour aimer différemment ?

 

Illustration de couverture : Eloïse Coussy

La saveur du vent

21.93 CHF

Sous le joug d’une mère envahissante, une jeune personne autiste passe ses journées à la recherche du 52e nombre parfait, jusqu’au jour où surgit, sur son écran d’ordinateur, une cathédrale extraordinaire à dix-huit flèches, qui se découpent sur un ciel bleu. Cette image marque le début d’un voyage onirique, initiatique et violent, à travers une ville qui se matérialise sous ses pas. Au rythme du hasard et d’une liberté sans cesse à conquérir, La saveur du vent évoque le pouvoir de l’art sur l’esprit et la quête fiévreuse, pour une personne différente, de vouloir simplement vivre le monde. Fabienne Bogádi dans ce roman surréaliste défend, par la puissance sans limite du songe, la beauté, la singularité, ainsi que le droit fondamental d’être soi-même.

 

Illustration de couverture : Le moi doute

La Simone

23.39 CHF
La Simone c’est le récit d’une grand-mère qui incarne une sagesse populaire oubliée. Une soeur de paysan qui avance à pas de hérisson et sublime le quotidien par sa présence discrète et sa capacité d’émerveillement. Son absence crée le vide, mais sa voix enveloppante nous rappelle de cultiver nos particularités et d’adopter cette lenteur qui révèle la beauté même dans l’obscurité.
 
La Simone c’est une jeune fille qui coud des manteaux en sifflotant pendant la guerre. Une soeur de paysan qui avance à pas de hérisson, s’arrêtant pour admirer une coccinelle sur un coquelicot ou le lac aux couleurs chaudes au crépuscule. Le récit d’une grand-mère qui représente la sagesse populaire d’une époque révolue, ni plus ni moins. Dans un monde où tout s’accélère, sa patience
et son émerveillement transforment l’ordinaire.
Elle fait partie de ces personnes dont le départ vide une pièce de sa chaleur, alors qu’on avait presque oublié leur présence. La voix de la Simone nous enveloppe comme un doux murmure et nous invite à accepter nos singularités, à retrouver cette lenteur précieuse qui permet d’apprécier les joies simples, jusque dans les moments les plus sombres.
Couverture : Anaëlle Clot

La vie des choses

26.32 CHF

Yann Mendelec, écrivain célèbre, tombe dans l’oubli suite à l’échec de son dernier roman. À la recherche d’un style inédit, plus séduisant et contemporain, il souhaite reconquérir son public avec son nouveau livre La vie des choses. Louis Van Berg, son éditeur, devinant un bestseller qu’il refuse de voir entaché par les précédents déboires de l’auteur, l’incite à un pacte infernal : publier son roman sous réserve de changer d’identité, en devenant Norga Abraham, écrivain mystérieux et inventé de toutes pièces. Dans un chassé-croisé avec Rosemarie, sa femme, entre Paris et New York, amour et abandon, mémoire et oubli, Yann Mendelec est la nouvelle figure romanesque de Marc Agron qui, avec une intrigue originale autour du changement d’identité, pose une question ­résolument actuelle et satirique : de quels sacrifices un homme est-il capable, aveuglé par son désir de célébrité ?

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot

La vie juste

23.39 CHF

Une jeune libraire en proie à un alanguissement existentiel ­observe la vie autour d’elle avec nostalgie. Elle multiplie les ­activités pour aller mieux : les séances psy, l’achat compulsif de pommes de terre et la méditation. À travers ces tribulations, elle se remémore par fragments son enfance en Italie, son rapport à l’autre et à la foi. Convaincue qu’elle allait mieux il y a six ans en ­arrière, elle décide de trouver la faille, le moment où tout a ­basculé. Le flux de ses pensées se déroule alors comme une ­bobine de film marquée d’un état et d’une tendance : celle du ­bonheur à tout prix.

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot

Les arbres ici parlent aussi l’arabe

26.32 CHF

Jeune homme, Usama a fui l’Irak pour la Suisse, où il se ­retrouve dans un centre d’asile en Thurgovie. En tant qu’étranger, ne ­maîtrisant pas la langue, sans travail ni argent il se sent perdu et désorienté. Il cherche à se construire une nouvelle vie sans pour autant perdre le lien avec son pays d’origine. En pleine procédure d’asile, il apprend que son frère Ali a disparu de Bagdad sans laisser de traces. Dans son désespoir – face à l’éloignement de l’Irak et de sa famille là-bas, le narrateur se tourne vers la forêt, un lieu où il se sent accepté et libre. Un refuge, mais aussi un espace métaphorique dans lequel naît la littérature. Dans son premier roman, Usama Al Shahmani raconte le clivage entre deux mondes, les fragments d’une patrie et l’espoir d’une vie nouvelle avec une ­poésie extraordinaire qui transcende les frontières dans un ­plaidoyer pour la compassion envers l’ensemble du vivant.

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot

Madame Bœuf

29.24 CHF

Madame Bœuf et son mari forment un couple d’humbles retraités suisses. Leur vie se conjugue au rythme du jass hebdomadaire et des sorties chez le boucher. Femme de grands principes et de petits plats, Sylviane Bœuf est impatiente d’échapper à la platitude du quotidien, le temps d’un week-end à Paris. Elle rêve de ce voyage depuis toujours, elle qui a grandi à la ferme avant de ­s’installer en ville pour un apprentissage, grâce à l’intervention de feu « tonton Georges », un fleuriste passionné de livres.
La providence lui désigne comme compagnon de voyage Francis, le fils homosexuel de son unique amie, avec lequel elle nouera une amitié aussi inopinée que touchante. Lors de cette parenthèse parisienne grisante, l’une et l’autre entreverront la possibilité respective d’une relation amoureuse. Mais, par définition, une parenthèse est faite pour se refermer.

 

Illustration de couverture : Marine Bass

Qui n’est plus

21.93 CHF

Un jeune homme veille le corps de son père durant toute une nuit. Il lui raconte alors ce qu’il ne lui a jamais dévoilé de sa vie : ses amours ratées, ses études interrompues et ses errances dans une capitale lointaine, où il a tenté de se construire hors des attentes familiales, embrassant la folie. À l’image d’une génération globalisée et fragile en quête de repères amoureux, sociaux et intellectuels, il a si maladroitement cherché à se connaître qu’il en a presque oublié son nom — mais le deuil de son père le lui rappelle avec force. Lire Qui n’est plus, c’est suivre les révélations de ce fils dont la mise à nu existentielle,l’espace d’une nuit, retrace de successives mises en péril et quelques fulgurances. C’est aussi accepter de s’oublier pour suivre l’étrange lueur émise par la mort d’un proche, éclairant tout mystère.

Rouille

24.37 CHF

Dans une langue brute et sensorielle, Camille Leyvraz nous plonge dans un huis clos rural d’une beauté sombre où la nature, omniprésente, reflète la ­violence des âmes et le poids des silences. Rouille est un roman où le corps devient un champ de bataille, un lieu de lutte et de survie : une jeune femme porte un enfant contre son gré, né d’un viol dont l’auteur s’est volatilisé. Entre rage et résilience, elle se débat contre les non-dits, la ­fatalité et le regard d’un village qui juge, oppresse et condamne. Son frère, figure à la fois protectrice et énigmatique, ­l’accompagne dans ce quotidien ­oppressant qui, avec la force des liens ­familiaux, s’éclaircit peu à peu jusqu’à une forme d’apaisement.

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot

Timidité des cimes

19.49 CHF

Et si l’herbe était plus verte ailleurs, par exemple dans le futur? Avec habileté et poésie, Maxence Marchand aborde la question migratoire dans un avenir opaque. Luisa, une jeune femme privée de sa mémoire, en quête de repères, ayant immigré du passé, sillonne le parc qui fait face à son logement, tout comme un mystérieux passeur, en procès pour avoir fait «voyager» des individus. Sur fond de science-fiction, avec les outils du roman psychologique, ce récit, que l’on peut qualifier de «novella dystopique», révèle la relation unique de ces deux personnages dans un chassé-croisé singulier et sans collision, accentué par le phénomène scientifique de la «timidité des cimes», toujours inexpliqué, qui nomme le fait que les feuillages des arbres se côtoient sans jamais se toucher, dessinant sur le ciel des frontières d’air et de lumière.

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot

Tout ce que nous avons été

24.37 CHF

Depuis son départ de Naples vingt ans plus tôt, Anna a rompu avec son passé. Quand son père disparaît en laissant pour seul ­indice une lettre cryptique qui lui semble adressée, elle accepte avec rancune de retourner dans sa ville natale pour partir à sa recherche. En gravissant les étages de l’immeuble familial, les souvenirs de son enfance et de sa voisine Ada rejaillissent : les après-midis qu’elles passaient les deux à écouter des chansons de Mina à la radio sur le palier, les récits des aventures d’Ada qui l’avaient éveillée à l’amour et la sexualité… En parallèle ­affleurent aussi les drames d’hier, les secrets de famille, les rumeurs, les humiliations et les douleurs de ce milieu des rioni populaires ­qu’Anna a toujours cherché à fuir. Pendant son séjour napolitain, les événements se bousculent, ponctués de rencontres étranges. La quête d’Anna devient alors vertigineuse.

 

Illustration de couverture : Caroline Vitelli

Tumiqa

24.37 CHF

À la fin de mars 2023, Nicolas passe vingt et un jours sur la côte ouest du Groenland, à bord d’un bateau immobilisé par les glaces. Bercé par le silence, la lenteur inattendue de la traversée, le paysage puissant et les légendes du Grand Nord, il se souvient. Il écrit le cancer de son père, son imaginaire foisonnant, la ­maladie invisible de sa mère qu’il ne faut pas nommer et ses mémoires adolescentes.
Découvrant un peuple inuit confronté à la brutalité de ­l’occidentalisation, son voyage est une façon de résister à l’oubli et à l’accélération du monde. Les histoires, avant de disparaître, tissent des liens avec le vivant. Tumiqa, «Traces» en langue inuite, est un roman qui nous rappelle que nous sommes faits des traces de celles et ceux avant nous, même si elles ont fondu comme neige au soleil.

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot