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Lou van Nijen

"J’ai dû interrompre ma lecture deux fois pour pleurer à chaudes larmes, tant je me suis reconnue et tant le sentiment de miroir a su panser des blessures chez moi. Je sais que ce texte aura cet effet-là chez nombre de lectrices et lecteurs, qui pourront enfin mettre des mots, aussi, sur plusieurs tabous de société.
Gabrielle Filteau-Chiba"

Lou van Nijen est une écrivaine franco-néerlandaise née à Genève en 1996. Elle est diplômée du Master en écriture littéraire de la Haute école des arts de Berne. En 2023, sa nouvelle Buffalo Creek est lauréate du concours de nouvelles du prix Alain Spiess. Elle écrit pour la revue Viceversa Littérature et chronique ponctuel lement l’émission Quartier Livre de la RTS. Le lit au roi est son premier roman.

© photo Noa Chevalley

Author's books

Le lit au roi

28.00 CHF

Dans les rues de Genève, Léocadie croise par hasard son père, artiste peintre déchu, qu’elle évite depuis des années. Cette rencontre fait ressurgir un passé douloureux, révélant une relation père-fille destructrice entre fascination et terreur. Un récit psychologique poignant sur la résilience face aux traumatismes familiaux et le pouvoir libérateur des mots.

 

Dans les rues de Genève, une jeune femme croise soudain l’homme qu’elle évite depuis des années. Ce choc brutal vient briser le mur de silence qu’elle avait bâti autour de son enfance. Artiste peintre déchu, figure paternelle aussi fascinante que délétère, il réapparaît tel un fantôme du passé pour rouvrir des blessures qu’elle pensait guéries. À travers les fragments d’une mémoire blessée, se révèle une relation complexe qui oscille sans cesse entre dévotion et effroi. Dans un cadre familial où la honte collective étouffe la vérité, Léocadie doit se battre pour protéger son intégrité et sa santé psychique. Face au vide et au silence, l’écriture devient son arme de résistance.

 


T’écrire est difficile, presque impossible, mais ces mots, j’essaie tant bien que mal de me les réapproprier. Je t’écris car je n’ai pas le choix. Il me faut, à défaut de réduire le bloc en poussière, le dépasser. La langue n’est plus tienne : elle est nôtre.