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Poésie «Le verre ardent»

La collection «Le verre ardent» regroupe toute forme de poésie écrite par des auteur·trice·s contemporain·e·s.

Paroles en état de siège

25.00 CHF

Paroles en état de siège est le premier recueil de Benoit D’Afrique. Ces poèmes n’abritent rien de définitif, mais disséminent les débris d’une vie touchée par un profond malaise. Du désordre intime naît une révolte en vers, contre les frontières et les visas, le silence et les murmures désapprobateurs, et aussi contre l’écriture parfois douloureuse des mots. Dans un rythme sanguin, les souvenirs refoulés surgissent. Chaque lettre de la langue est comme électrifiée, une parole nette advient et se ­déploie peu à peu, échappant aux entraves qu’elle porte en elle-même. Libérée, elle ne cherche plus son point d’équilibre, mais seulement à se faire entendre comme une révolte utile.

Enchantements

25.00 CHF

Pour la première fois en Suisse romande, des poétesses et des poètes contemporains écrivent des poèmes inédits sur les enchantements, thème de l’édition 2025 du Printemps de la poésie. Placée sous le signe d’Orphée et partagée par les bardes, les chamanes, les ­magiciens et les alchimistes, la poésie détient historiquement le pouvoir d’enchanter et de charmer. Est-ce toujours le cas ­aujourd’hui ? Quels charmes et quelles puissances invoquons-nous quotidiennement ? Quelles formules poétiques consacrons-nous désormais ? Découvrez dans cette anthologie des talismans ­modernes et indispensables pour conjurer la nuit.

 

Matthieu Corpataux / Jonathan Dumani / Sylviane Dupuis / Patrice Duret & Damien Pattaroni / Vincent Gilloz / La Gale / Eva Marzi / Françoise Matthey / Béatrice Monnard / André Petitat / Antonio Rodriguez / Olivier Vonlanthen / Laurence Verrey / Pierre Vinclair / Henri-Michel Yéré / Mary-Laure Zoss

que j’étais des cailloux

24.00 CHF

Conçu à la façon d’un itinéraire poétique, avec un départ et un retour, que j’étais des cailloux témoigne par l’élan et la marche d’une forme de résistance à la fixité de la langue. Qu’ils évoquent le bruit du gravier, le goût de l’eau ou l’effritement d’une feuille, les poèmes abordent notre condition humaine et y réparent les sens déréglés par la société dans laquelle nous vivons, réduite au vacarme, où il faut se taire pour mieux se comprendre. Sauvé du prisme des diamants stupides avec lesquels jouent nos monstres élus, le reflet de notre humanité se prolonge au milieu d’une nature convoquée par touches successives. Pas après pas, poème après poème, freinant le rythme, préconisant la décélération et le détour, ce recueil redonne confiance en la possibilité d’un changement à venir, d’autant qu’ailleurs, une boussole s’est peut-être réveillée.

 

Cet ouvrage comporte une préface de Rodolphe Perez.

La Maison vide

24.00 CHF

« Un horizon de décombres mais aussi d’espérances, de poussières derrière lesquelles la lumière scintille : tel est le décor principal dans lequel se déploie la poésie de Yari Bernasconi, dont La Maison vide vient couronner le parcours déjà conséquent initié il y a plus de dix ans. La recherche poétique de Yari Bernasconi s’est toujours articulée autour de la double polarité de l’expérience concrète et de l’exploration d’une géographie et d’une histoire européennes marquées par la guerre et les ruines. « La Maison vide », qui donne le ton à ce recueil, renferme d’ailleurs toutes ces notes, dans une succession d’effondrements, d’apparitions fantasmatiques, de souvenirs et d’abandons. Le tout dans un langage sans apprêt, soigneusement contrôlé et attentif aux résonances plus intérieures des mots et des sons, qui transparaissent en sourdine, sans faire d’éclats, et confèrent à ces poèmes une musicalité particulière, murmurée et cassée. On entend, en ­arrière-plan, la grande leçon de Giorgio Orelli (dont Yari ­Bernasconi est un grand spécialiste) et la lecture assidue de la grande poésie du vingtième siècle. « Ce qui donne vie / à la vie : le flou, ­l’impur, ­l’impossible » : deux vers d’Autre correspondance qui condensent beaucoup de choses, unissant la « porosité » de la matière à la nécessité de cet impossible qu’on appelle espérance, voire utopie, et qui ­apparaît, parfois, « au bord d’un vieux et toujours nouveau / vertige. »

Fabio Pusterla

Père, ouvre la porte

24.00 CHF

Figure incontournable de la ­poésie roumaine qui s’écrit ­aujourd’hui en République de Moldavie, Alexandru ­Vakulovski nous propose à travers l’anthologie Père, ouvre la porte une ­radiographie poétique non seulement de son espace intime, où ­écriture et vie quotidienne s’entremêlent, mais aussi de son pays. L’image composite du père — le père de chair et d’os qui se meurt, le père divin, le père œdipien — transparaît dans ses vers radiographiques pour dire la tragédie personnelle et, dans une perspective ­métapoétique, l’ordre ­irrépressible des choses qui appelle le renouveau. Les rayons x de son écriture convergent également pour dresser un tableau ­synoptique de la République de ­Moldavie, un tableau qui, à travers des instantanés de la vie urbaine et de la vie ­rurale, saisit une réalité historique corrosive, ­dramatique, ­écrasante.

Le vent vous embrasse mais jamais ne reste

24.00 CHF

Le vent vous embrasse mais jamais ne reste est le premier recueil de poèmes d’Alexandre Lecoultre. Il invite à écouter et à regarder la vie qui passe. La nature, le rêve, une chanson d’enfant ou des bottes en caoutchouc, les petits faits qui font les jours et les objets qui nous entourent sont au cœur de ces poèmes. Avec un regard touchant par sa justesse et des mots simples qu’on dirait sortis de la poche, une banale annonce de chute de neige à la radio devient poème et résonne avec des ondes venues d’ailleurs. Dans cette aventure du quotidien, l’immense côtoie le minuscule, les êtres proches tutoient les galaxies lointaines. L’existence, soudain au milieu de celle des autres, change d’épaisseur en cherchant les signes épars de ce qui nous touche et nous dépasse.

 

Cet ouvrage comporte une préface de Cécile A. Holdban.

Hippocampe

24.00 CHF

Dans la chambre d’un hôpital genevois, un jeune homme ­reprend conscience. À la suite d’un accident de vélo, il est amnésique et croit se réveiller en Tunisie. Lentement, des fragments de son ­passé refont surface, dans le désordre. Tenant le décompte des jours ­perdus, une femme dont il a oublié l’existence lui rend visite et sa voix résonne ­intimement.
À partir de récits de vie recueillis, Hippocampe fait écho au parcours d’un jeune migrant tunisien à travers l’Europe. La poésie narrative d’Eva Marzi restitue le souvenir poème après poème, questionne la place de la réminiscence dans le rapport à soi et aux autres, et affirme que l’amour ranime aussi la mémoire.

Je ne vis pas dans un jardin de roses

24.00 CHF

María Mercedes Carranza est une figure majeure de la poésie ­latino-américaine du XXe siècle, tout comme Alejandra Pizarnik ou Alfonsina Storni. Dans un contexte politique et social dominé par la violence, sa voix résiste. Parlant du familier et du quotidien, elle ose nommer ce qui est intime et dénoncer la guerre. Elle vient dire avec lucidité la douleur d’être soi et la vanité des grands mots. En abordant la mort, l’amour et l’histoire, son engagement poétique touche le cœur même de l’existence, où se côtoient la présence et l’absence dans un incessant jeu de miroirs. Elle s’adresse avec tendresse ou ironie à Quevedo, Ulysse, Dylan Thomas ou Pavese, aux êtres chers, à elle-même et finalement à nous. Malgré l’immense solitude qui se dégage de ses poèmes, une force constante traverse toute sa poésie et nous atteint aujourd’hui par-delà les mers et le temps.

 

Cet ouvrage comporte une préface de Thierry Gillybœuf.