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Ainsi va Lipp

28.00 CHF

À la gare de l’Est, « Madame » croise brièvement une personne sans nom ni toit. Troublée, elle imagine alors différents destins pour cet homme. Dans le roman qu’elle lui compose, puis à la suite de son regard qui cavale dans les rues de Paris, elle invoque le pouvoir de la littérature pour suivre ce Bartleby moderne. Dans une prose à la fois poétique et concrète, Eleonore Frey nous invite à écouter celleux que la société rend muet·te·s.

 

À la gare de l’Est, « Madame » croise brièvement une personne sans nom ni toit qui la trouble profondément. Elle tisse alors différents fils imaginaires et entreprend de reconstruire l’histoire de celui qu’on appellera Lipp. Dans le roman qu’elle lui compose, puis à la suite de son regard qui cavale dans les rues de Paris, elle invoque le pouvoir de la littérature pour suivre ce Bartleby moderne, qui ébranle nos certitudes et nos conventions. Par sa prose à la fois poétique et concrète, Eleonore Frey nous invite à tendre l’oreille lorsqu’une personne semble n’avoir plus rien à dire. Sa langue singulière et sensible s’évertue, par son refus des automatismes et des lieux communs, à réduire l’écart entre le langage et le monde.

Matériel pour consolation

24.00 CHF

Il faudrait que dans le poème il n’y ait pas seulement des mots, mais aussi la trace d’une expérience, même d’une expérience que je n’ai pas vécue.

 

Dans la lignée de ses recueils Rien qui se dise et Grammaire blanche, Claudine Gaetzi poursuit son exploration des expériences et des émotions intimes à travers de microrécits qui capturent des fragments de vie, réels ou imaginaires. Ses textes, ancrés dans les gestes ordinaires du quotidien ainsi que dans la rêverie, sont émaillés d’humour et d’une douce fantaisie. Ils dévoilent une démarche réparatrice qui permet de résister à la mélancolie.

L’usine du pire

35.00 CHF

Ce sont des bâtiments entiers qui hurlent.
Les cris sont stridents, continus.
On dirait un seul grand cri qui sort des entrailles du béton.
Toute la matière hurle.

 

Une plongée viscérale dans l’élevage industriel à travers les yeux d’une enquêtrice infiltrée. Cette œuvre graphique allie rage et rigueur documentaire pour révéler les rouages cachés de l’exploitation animale.

 

À travers le regard d’une enquêtrice infiltrée, L’Usine du pire dévoile les réalités de l’industrie de l’élevage. Les animaux y apparaissent en négatif, leur présence se révélant par les structures et les objets qui les exploitent. Pia Shazar et Fanny Vaucher créent une oeuvre graphique saisissante où s’entrelacent la rage et la rigueur documentaire. Dans cette expérience viscérale, le autrices nous invitent à reconsidérer notre rapport aux animaux en nous confrontant aux mécanismes occultés de leur exploitation.

 

Avec une postface d’Isabelle Sorente

La Simone

24.00 CHF
La Simone c’est le récit d’une grand-mère qui incarne une sagesse populaire oubliée. Une soeur de paysan qui avance à pas de hérisson et sublime le quotidien par sa présence discrète et sa capacité d’émerveillement. Son absence crée le vide, mais sa voix enveloppante nous rappelle de cultiver nos particularités et d’adopter cette lenteur qui révèle la beauté même dans l’obscurité.
 
La Simone c’est une jeune fille qui coud des manteaux en sifflotant pendant la guerre. Une soeur de paysan qui avance à pas de hérisson, s’arrêtant pour admirer une coccinelle sur un coquelicot ou le lac aux couleurs chaudes au crépuscule. Le récit d’une grand-mère qui représente la sagesse populaire d’une époque révolue, ni plus ni moins. Dans un monde où tout s’accélère, sa patience
et son émerveillement transforment l’ordinaire.
Elle fait partie de ces personnes dont le départ vide une pièce de sa chaleur, alors qu’on avait presque oublié leur présence. La voix de la Simone nous enveloppe comme un doux murmure et nous invite à accepter nos singularités, à retrouver cette lenteur précieuse qui permet d’apprécier les joies simples, jusque dans les moments les plus sombres.
Couverture : Anaëlle Clot

Notre-Dame-des-Démolies

28.00 CHF
En 1968, Marthe, une dame de compagnie assassine la baronne pour laquelle elle travaille de neuf coups de couteau, avant d’être internée dans un hôpital psychiatrique. Le premier roman noir d’Olivier Vonlanthen reconstruit par fragments le parcours d’une femme très pieuse, brutalisée par les violences de classe, probablement sexuelles, et par sa souffrance mentale. De délires psychotiques au portrait de ses parents, en passant par son appel à la foi dans une chapelle creusée dans une grotte en hommage à la Vierge et les humiliations d’une vie de misère passée au service des plus aisés, l’auteur mêle sa propre histoire familiale à l’imaginaire pour combler les silences d’une femme qui n’a jamais expliqué son geste. Ce faisant, il cherche à dépasser le simple diagnostic de «démence» et donne une voix à quelqu’un qui en fut privée toute sa vie. Le titre du roman, tiré des Soliloques du pauvre de Jehan-Rictus, tente de donner la mesure de la souffrance de Marthe en tant que femme méprisée et exploitée. Il porte également, par la référence qu’il déploie, la trace d’un engagement social.
Couverture : Le grand seum

La petite lutte

25.00 CHF
Une femme se retrouve dans un compartiment de train en marche, sans souvenir précis de son embarquement, sans indice sur sa destination. Le paysage défile, indifférent à sa confusion. Ses sens et pensées s’entrelacent en un flot discontinu troublé par les autres passagères qui lui dévoilent les fragments de son histoire. Se dessinent alors les traits d’une relation d’emprise. Le train devient alors une métaphore de son enfermement psychologique, de cette trajectoire qu’elle suit, passive, depuis trop longtemps. La prose, tissée d’observations et de et échappées poétiques pour capturer les mouvements subtils d’une conscience qui s’éveille à sa propre captivité. Le voyage physique se transforme en traversée intérieure où chaque ralentissement devient une invitation à l’affranchissement.
 
Couverture: Marie Gyger

Les centres fédéraux d’asile

30.00 CHF

D’une réforme à l’autre, l’asile a progressivement dévié de sa vocation première de protection et de refuge. Dans les pays occidentaux, il est devenu un mécanisme d’enfermement des personnes exilées. Cette enquête nous plonge dans l’univers méconnu des centres fédéraux d’asile suisses (CFA), véritable industrie lucrative où l’État délègue encadrement et sécurité à des entreprises privées. On y déploie un arsenal de mesures sécuritaires : couvre-feu, fouilles corporelles, sanctions, exclusions. Les règles, jugées arbitraires exacerbent les tensions et vident de sens le travail des employé·es. Au travers d’une visite guidée de ces espaces fermés, inaccessibles au public et aux médias, cet essai nous dévoile le quotidien des résident·es, caractérisé par une promiscuité difficilement soutenable et une surveillance constante. Face à la violence institutionnelle des CFA, exilé·es et professionnel·les résistent pour préserver la dignité. En portant les voix que les autorités tentent de réduire au silence, l’essai s’inscrit dans leur lutte pour la reconnaissance. L’autrice entrelace diverses narrations, alternant analyses rigoureusement documentées et paroles directes sous couvert d’anonymat. Une plongée au cœur des CFA qui illustre comment les centres d’asile cristallisent le racisme.

Et si les arbres pouvaient parler ?

45.00 CHF

Et si les arbres pouvaient parler ? est un manifeste poétique et engagé, qui réenchante notre regard sur le monde. Fanny Guichard et Csil dévoilent avec sensibilité et lucidité, l’univers vivant qui nous entoure : arbres, mousses, champignons, oiseaux, insectes, plantes… autant d’acteurs invisibles de l’écosystème dont nous faisons partie sans nous en apercevoir. Ce livre est construit autour de moments d’éveil : balades à hauteur d’enfant, observations saisies au jardin ou en ville, gestes simples comme sauver un escargot ou laisser fleurir une pelouse en mai. Entrelaçant connaissances scientifiques et souvenirs intimes, l’autrice démontre comment nous pouvons tisser des liens authentiques avec ces êtres vivants. Un Cahier photographique central, signé par Chloé Cohen, prolonge cette invitation par l’image : ses clichés, à la fois intimes et puissants, offrent une respiration poétique qui dialogue avec les mots et les illustrations. Ils ouvrent une autre voie d’accès à l’émerveillement, en captant la beauté fragile et la force du vivant. Le récit explore aussi l’influence du langage sur notre perception et comment des actions quotidiennes peuvent devenir politiques. Le livre nous convie à une douce révolution : ne plus considérer notre environnement comme un simple décor, mais comme une relation à cultiver. Un cheminement poétique et sensible pour aborder les défis environnementaux essentiels de notre temps.

 

Un livre qui relie les générations : il invite les adultes à renouer avec leur regard d’enfant et permet aux plus jeunes de se sentir reconnus comme des lecteurs à part entière.

 

petites-mains-sales.com

 

Les arbres ici parlent aussi l’arabe

27.00 CHF

Jeune homme, Usama a fui l’Irak pour la Suisse, où il se ­retrouve dans un centre d’asile en Thurgovie. En tant qu’étranger, ne ­maîtrisant pas la langue, sans travail ni argent il se sent perdu et désorienté. Il cherche à se construire une nouvelle vie sans pour autant perdre le lien avec son pays d’origine. En pleine procédure d’asile, il apprend que son frère Ali a disparu de Bagdad sans laisser de traces. Dans son désespoir – face à l’éloignement de l’Irak et de sa famille là-bas, le narrateur se tourne vers la forêt, un lieu où il se sent accepté et libre. Un refuge, mais aussi un espace métaphorique dans lequel naît la littérature. Dans son premier roman, Usama Al Shahmani raconte le clivage entre deux mondes, les fragments d’une patrie et l’espoir d’une vie nouvelle avec une ­poésie extraordinaire qui transcende les frontières dans un ­plaidoyer pour la compassion envers l’ensemble du vivant.

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot

Rouille

25.00 CHF

Dans une langue brute et sensorielle, Camille Leyvraz nous plonge dans un huis clos rural d’une beauté sombre où la nature, omniprésente, reflète la ­violence des âmes et le poids des silences. Rouille est un roman où le corps devient un champ de bataille, un lieu de lutte et de survie : une jeune femme porte un enfant contre son gré, né d’un viol dont l’auteur s’est volatilisé. Entre rage et résilience, elle se débat contre les non-dits, la ­fatalité et le regard d’un village qui juge, oppresse et condamne. Son frère, figure à la fois protectrice et énigmatique, ­l’accompagne dans ce quotidien ­oppressant qui, avec la force des liens ­familiaux, s’éclaircit peu à peu jusqu’à une forme d’apaisement.

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot

Ce que peut un cœur

25.00 CHF

À la fin des années 1980, C suivait une formation aux Beaux-Arts de Genève. Elle a étudié le dessin anatomique en prenant pour modèle le corps d’un jeune homme de 23 ans : des médecins-­anatomistes l’avaient écorché pour ­dévoiler ses muscles superficiels. Il n’avait ni nom, ni identité, ni ­mémoire. Près de quarante ans plus tard, C dévoile quelques clichés volés à un ami écrivain, ravivant chez lui la sensation d’une ­porosité troublante. La mémoire du corps est convoquée et une enquête ­littéraire s’amorce. Se tisse alors une peau délicate qui, par l’intime, nous relie toutes et tous au vivant.

 

Illustration de couverture : Claudia Renna

Hôtel Au-Delà

25.00 CHF

Depuis quelques semaines Cochon est seul. Il regarde par la ­fenêtre d’un air morne. Quelque part derrière ce ciel il y a un autre ciel, et derrière ce ciel encore un autre. C’est donc une bonne chose que Blaireau ait inventé un appareil qui permet de se ­téléporter dans l’appartement de Dieu. Ils vont alors rendre une visite surprise au Créateur et s’asseoir à la table de sa cuisine. Entre eux, un début d’histoire prendra timidement forme.
Hôtel Au-Delà parle du bonheur de trouver des compères, du mal du lointain et de la nostalgie du familier. De la vie d’ici-bas et de l’au-delà et de l’entre-deux bizarre qui les sépare.

 

Illustration de couverture : Anne Bory

Paroles en état de siège

25.00 CHF

Paroles en état de siège est le premier recueil de Benoit D’Afrique. Ces poèmes n’abritent rien de définitif, mais disséminent les débris d’une vie touchée par un profond malaise. Du désordre intime naît une révolte en vers, contre les frontières et les visas, le silence et les murmures désapprobateurs, et aussi contre l’écriture parfois douloureuse des mots. Dans un rythme sanguin, les souvenirs refoulés surgissent. Chaque lettre de la langue est comme électrifiée, une parole nette advient et se ­déploie peu à peu, échappant aux entraves qu’elle porte en elle-même. Libérée, elle ne cherche plus son point d’équilibre, mais seulement à se faire entendre comme une révolte utile.

Corps perdus

25.00 CHF

À la suite d’un défi lancé par sa nièce, un jeune danseur en fin de carrière décide de s’isoler dans une ville de l’Est au nom ­imprononçable. Flottant dans l’espace étranger et dans une langue mystérieuse, il observe, prend des notes dans son carnet, rêve et dérive. La solitude à laquelle il s’abandonne est lumineuse et obscure à la fois. Peuplée de frôlements, d’émois, de réminiscences, elle draine les blessures et les joies, s’ouvre peu à peu à une liberté nouvelle.

 

Illustration de couverture : Nicoz Balboa

Dead drop

28.00 CHF

Raïzo, trentenaire et orpheline, ne connaît rien de son passé ­familial. Dans les combles d’un immeuble délabré de Lausanne, elle orchestre un réseau de livraisons anonymes grâce à des ­cachettes urbaines, ses « dead drops ». Lorsque l’une de ses ­transactions dépasse largement les sommes habituelles et qu’un fichier énigmatique apparaît sur son ordinateur, son univers ­soigneusement verrouillé commence à s’effriter.
Une mystérieuse organisation qui la surveille depuis des ­années l’entraîne dans un jeu pernicieux où chaque indice semble ­creuser davantage le gouffre entre son quotidien et un passé qu’elle a ­toujours cherché à fuir. Piégés entre paranoïa et réalité, Raïzo et ses amis devront naviguer dans un labyrinthe de codes, de ­menaces et de révélations, tout en affrontant leurs propres ­démons dans une course contre le temps.

 

Illustration de couverture : PeroZ

Calcaires

30.00 CHF

De la chaîne du Jura à Uranium City dans la forêt boréale, trois promenades à la fois proches et lointaines aux allures d’investigation. Les histoires défilent mais sont toutes étrangement contenues par la même dorsale : un massif de calcaires. Une montagne grignotée par une carrière, des squats transformés en immeubles au béton clinquant, une ville dévastée par l’exploitation minière sont autant de lieux explorés par l’écrivain Antoine Rubin, qui interroge notre lien à la terre, nos façons de faire société au milieu de paysages abîmés. Avec une narration poétique et photographique, il capte des tentatives de vies collectives ainsi que des instantanés aux prises avec la mémoire et l’oubli. Comment habiter un monde, dès lors qu’il semble promis aux ruines ?

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot

Enchantements

25.00 CHF

Pour la première fois en Suisse romande, des poétesses et des poètes contemporains écrivent des poèmes inédits sur les enchantements, thème de l’édition 2025 du Printemps de la poésie. Placée sous le signe d’Orphée et partagée par les bardes, les chamanes, les ­magiciens et les alchimistes, la poésie détient historiquement le pouvoir d’enchanter et de charmer. Est-ce toujours le cas ­aujourd’hui ? Quels charmes et quelles puissances invoquons-nous quotidiennement ? Quelles formules poétiques consacrons-nous désormais ? Découvrez dans cette anthologie des talismans ­modernes et indispensables pour conjurer la nuit.

 

Matthieu Corpataux / Jonathan Dumani / Sylviane Dupuis / Patrice Duret & Damien Pattaroni / Vincent Gilloz / La Gale / Eva Marzi / Françoise Matthey / Béatrice Monnard / André Petitat / Antonio Rodriguez / Olivier Vonlanthen / Laurence Verrey / Pierre Vinclair / Henri-Michel Yéré / Mary-Laure Zoss

que j’étais des cailloux

24.00 CHF

Conçu à la façon d’un itinéraire poétique, avec un départ et un retour, que j’étais des cailloux témoigne par l’élan et la marche d’une forme de résistance à la fixité de la langue. Qu’ils évoquent le bruit du gravier, le goût de l’eau ou l’effritement d’une feuille, les poèmes abordent notre condition humaine et y réparent les sens déréglés par la société dans laquelle nous vivons, réduite au vacarme, où il faut se taire pour mieux se comprendre. Sauvé du prisme des diamants stupides avec lesquels jouent nos monstres élus, le reflet de notre humanité se prolonge au milieu d’une nature convoquée par touches successives. Pas après pas, poème après poème, freinant le rythme, préconisant la décélération et le détour, ce recueil redonne confiance en la possibilité d’un changement à venir, d’autant qu’ailleurs, une boussole s’est peut-être réveillée.

 

Cet ouvrage comporte une préface de Rodolphe Perez.

La Maison vide

24.00 CHF

« Un horizon de décombres mais aussi d’espérances, de poussières derrière lesquelles la lumière scintille : tel est le décor principal dans lequel se déploie la poésie de Yari Bernasconi, dont La Maison vide vient couronner le parcours déjà conséquent initié il y a plus de dix ans. La recherche poétique de Yari Bernasconi s’est toujours articulée autour de la double polarité de l’expérience concrète et de l’exploration d’une géographie et d’une histoire européennes marquées par la guerre et les ruines. « La Maison vide », qui donne le ton à ce recueil, renferme d’ailleurs toutes ces notes, dans une succession d’effondrements, d’apparitions fantasmatiques, de souvenirs et d’abandons. Le tout dans un langage sans apprêt, soigneusement contrôlé et attentif aux résonances plus intérieures des mots et des sons, qui transparaissent en sourdine, sans faire d’éclats, et confèrent à ces poèmes une musicalité particulière, murmurée et cassée. On entend, en ­arrière-plan, la grande leçon de Giorgio Orelli (dont Yari ­Bernasconi est un grand spécialiste) et la lecture assidue de la grande poésie du vingtième siècle. « Ce qui donne vie / à la vie : le flou, ­l’impur, ­l’impossible » : deux vers d’Autre correspondance qui condensent beaucoup de choses, unissant la « porosité » de la matière à la nécessité de cet impossible qu’on appelle espérance, voire utopie, et qui ­apparaît, parfois, « au bord d’un vieux et toujours nouveau / vertige. »

Fabio Pusterla

La vie juste

24.00 CHF

Une jeune libraire en proie à un alanguissement existentiel ­observe la vie autour d’elle avec nostalgie. Elle multiplie les ­activités pour aller mieux : les séances psy, l’achat compulsif de pommes de terre et la méditation. À travers ces tribulations, elle se remémore par fragments son enfance en Italie, son rapport à l’autre et à la foi. Convaincue qu’elle allait mieux il y a six ans en ­arrière, elle décide de trouver la faille, le moment où tout a ­basculé. Le flux de ses pensées se déroule alors comme une ­bobine de film marquée d’un état et d’une tendance : celle du ­bonheur à tout prix.

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot

L’allumette de Pandore

36.00 CHF

En 1977, année politiquement charnière en Europe, les violences d’État et de la guérilla urbaine mettent fin à l’utopie pacifiste post-mai 1968. Dans le village néerlandais de Kootwijk, Lone disparaît alors que son compagnon Ben vient d’être arrêté. Elle laisse un bas de laine et une tablette éventrée de tranquillisants, mais son passeport est introuvable. Quand Ben décède en 2012, à l’issue d’une existence marquée par la détention, sa fille Charlotte s’immerge dans la sombre nébuleuse qui enveloppe le passé de ses parents. En reconstituant la toile de leurs fréquentations, elle croise la trajectoire de personnages insaisissables, tels des vétérans punk rock et une inquiétante Ragana. Dans un climat de paranoïa, sa quête nous entraîne vers les zones grises des rapports humains, où les jeux de pouvoir s’imbriquent dans l’univers impitoyable de la criminalité.

 

Illustration de couverture : David Haldimann

Madame Bœuf

30.00 CHF

Madame Bœuf et son mari forment un couple d’humbles retraités suisses. Leur vie se conjugue au rythme du jass hebdomadaire et des sorties chez le boucher. Femme de grands principes et de petits plats, Sylviane Bœuf est impatiente d’échapper à la platitude du quotidien, le temps d’un week-end à Paris. Elle rêve de ce voyage depuis toujours, elle qui a grandi à la ferme avant de ­s’installer en ville pour un apprentissage, grâce à l’intervention de feu « tonton Georges », un fleuriste passionné de livres.
La providence lui désigne comme compagnon de voyage Francis, le fils homosexuel de son unique amie, avec lequel elle nouera une amitié aussi inopinée que touchante. Lors de cette parenthèse parisienne grisante, l’une et l’autre entreverront la possibilité respective d’une relation amoureuse. Mais, par définition, une parenthèse est faite pour se refermer.

 

Illustration de couverture : Marine Bass

Père, ouvre la porte

24.00 CHF

Figure incontournable de la ­poésie roumaine qui s’écrit ­aujourd’hui en République de Moldavie, Alexandru ­Vakulovski nous propose à travers l’anthologie Père, ouvre la porte une ­radiographie poétique non seulement de son espace intime, où ­écriture et vie quotidienne s’entremêlent, mais aussi de son pays. L’image composite du père — le père de chair et d’os qui se meurt, le père divin, le père œdipien — transparaît dans ses vers radiographiques pour dire la tragédie personnelle et, dans une perspective ­métapoétique, l’ordre ­irrépressible des choses qui appelle le renouveau. Les rayons x de son écriture convergent également pour dresser un tableau ­synoptique de la République de ­Moldavie, un tableau qui, à travers des instantanés de la vie urbaine et de la vie ­rurale, saisit une réalité historique corrosive, ­dramatique, ­écrasante.

Le vrai visage de la pluie

28.00 CHF

Le vrai visage de la pluie s’inspire des carnets de route de ­l’auteur parti initialement effectuer son service civil dans le Nordeste brésilien, avant de dériver parmi le continent sur les traces de ses ­racines. Une succession de voyages en solitaire à travers ­l’Amérique latine, en Uruguay notamment ; terre d’accueil pour sa famille fuyant l’Égypte en 1957.
Sensible à notre position dans les relations Nord-Sud et conçu à la fois comme une cartographie de souvenirs et un itinéraire des possibles, ce récit cherche à établir un lien avec les lieux et les êtres qui les incarnent sans pour autant les fétichiser. Au fil de cette odyssée poétique se tisse un langage universel solaire qui invite au partage et à l’écoute d’une altérité aussi violente que lumineuse.

 

Illustration de couverture : Meyk & Sybz

Comme de l’eau dans l’eau

22.50 CHF

La Plaine, futur proche. Les étés grignotent le printemps et colonisent l’automne. L’électricité est rationnée, le carburant hors de prix. Pour subvenir aux besoins de la famille, Marcelle travaille au Flacon, une fabrique de parfums. Elle consacre la majeure partie de son temps libre à son frère neuroatypique et fugueur, obnubilé par le retour de leur mère.
Étouffée par les mains glissantes d’un père malade et la pression d’un quotidien abrutissant, l’adolescence de Marcelle peine à éclore. Comme de l’eau dans l’eau est un roman brut qui crie les premiers émois d’un cœur inondé par la vase du monde. Entre la gendarmerie désertée du village, la station-service et l’usine, peu à peu, une voix aussi âpre que sensuelle s’évertue à dépasser l’horreur d’une jeunesse engloutie pour nous dire : moi aussi, j’existe.

 

Illustration de couverture : Naji Seppey

Tumiqa

25.00 CHF

À la fin de mars 2023, Nicolas passe vingt et un jours sur la côte ouest du Groenland, à bord d’un bateau immobilisé par les glaces. Bercé par le silence, la lenteur inattendue de la traversée, le paysage puissant et les légendes du Grand Nord, il se souvient. Il écrit le cancer de son père, son imaginaire foisonnant, la ­maladie invisible de sa mère qu’il ne faut pas nommer et ses mémoires adolescentes.
Découvrant un peuple inuit confronté à la brutalité de ­l’occidentalisation, son voyage est une façon de résister à l’oubli et à l’accélération du monde. Les histoires, avant de disparaître, tissent des liens avec le vivant. Tumiqa, «Traces» en langue inuite, est un roman qui nous rappelle que nous sommes faits des traces de celles et ceux avant nous, même si elles ont fondu comme neige au soleil.

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot

Un corps à soi (édition limitée)

280.00 CHF

Pour la première fois dans un livre Nora Rupp dévoile plus de vingt ans de portraits de soi saisissants qui mettent en scène la manière dont les injonctions sociales et le temps ­façonnent le corps, les gestes et les attitudes des femmes. Le regard engagé de l’artiste, à ses débuts influencé par le travail de Cindy Sherman, questionne la construction sociale des archétypes et des genres et nous confronte aux rôles que nous incarnons, à nos propres ­incohérences, au devoir de maternité, de soin, de séduction. Mais pourquoi faut-il jouer tant de rôles pour réussir à faire ­partie du tableau ? Au fil de son œuvre, l’image qu’elle nous renvoie est celle d’une métamorphose qui s’affranchit peu à peu de toute contrainte et devient cathartique. De nouveaux paysages intérieurs se ­dessinent, libérant le visage multiple des femmes et de l’artiste comme une invitation au dialogue et à se réinventer ensemble.

 

Cette édition est limitée à 50 exemplaires comprenant le livre et un tirage numéroté et signé parmi les deux photographies ci-dessous, au format 30 cm x 40 cm sur du papier Canson baryte prestige 340 gm2.

Merci de spécifier votre choix n°1 ou choix n°2 en commentaire lors de votre commande.

 

Un corps à soi

44.00 CHF

Pour la première fois dans un livre Nora Rupp dévoile plus de vingt ans de portraits de soi saisissants qui mettent en scène la manière dont les injonctions sociales et le temps ­façonnent le corps, les gestes et les attitudes des femmes. Le regard engagé de l’artiste, à ses débuts influencé par le travail de Cindy Sherman, questionne la construction sociale des archétypes et des genres et nous confronte aux rôles que nous incarnons, à nos propres ­incohérences, au devoir de maternité, de soin, de séduction. Mais pourquoi faut-il jouer tant de rôles pour réussir à faire ­partie du tableau ? Au fil de son œuvre, l’image qu’elle nous renvoie est celle d’une métamorphose qui s’affranchit peu à peu de toute contrainte et devient cathartique. De nouveaux paysages intérieurs se ­dessinent, libérant le visage multiple des femmes et de l’artiste comme une invitation au dialogue et à se réinventer ensemble.

Tout ce que nous avons été

25.00 CHF

Depuis son départ de Naples vingt ans plus tôt, Anna a rompu avec son passé. Quand son père disparaît en laissant pour seul ­indice une lettre cryptique qui lui semble adressée, elle accepte avec rancune de retourner dans sa ville natale pour partir à sa recherche. En gravissant les étages de l’immeuble familial, les souvenirs de son enfance et de sa voisine Ada rejaillissent : les après-midis qu’elles passaient les deux à écouter des chansons de Mina à la radio sur le palier, les récits des aventures d’Ada qui l’avaient éveillée à l’amour et la sexualité… En parallèle ­affleurent aussi les drames d’hier, les secrets de famille, les rumeurs, les humiliations et les douleurs de ce milieu des rioni populaires ­qu’Anna a toujours cherché à fuir. Pendant son séjour napolitain, les événements se bousculent, ponctués de rencontres étranges. La quête d’Anna devient alors vertigineuse.

 

Illustration de couverture : Caroline Vitelli

Soi-même comme un chien

29.00 CHF

La rencontre avec Italo, lévrier de la race Cirneco de l’Etna, a changé l’existence du philosophe et politologue genevois Nicolas Tavaglione. Leur complicité a donné naissance à de savoureuses #dogstories sur les réseaux sociaux, relatées dans ce récit d’une symbiose entre ­espèces différentes, mais à l’espace affectif commun. Entre deux promenades dans le parc urbain ou sur les hors-pistes neigeux, cette relation nous plonge dans les soubresauts politiques et méditatifs d’une réflexion aux richesses insoupçonnées. Si la Rome antique avertissait tout intrus d’un Cave canem « Prends garde au chien », cet essai le détourne en une attention renouvelée à ce compagnon ancestral. Vivre avec un chien, n’est-ce pas ­accomplir sa véritable humanité ?

Roses épines

21.00 CHF

Pegasus, Medusa et les grrlz vivent dans un monde où l’air se fait rare. Pour survivre, iellxs apprennent à rire à gorge déployée dans les situations les plus asphyxiantes. L’opinion publique condamne ces éclats qu’elle a déclarés menaçants, toutefois ils ne sont pas près de s’arrêter.
Pensé comme un puissant conte-manifeste, Roses épines écorche la réalité pour en faire jaillir une nouvelle. En permettant à ses personnages d’échapper à la mythologie patriarcale, Stéphanie Roşianu explore la rage de celleux qui ne sont pas autoriséexs à l’exprimer.
Par une hybridation du langage et des genres, dans une perspective de luttes féministes intersectionnelles, son conte-manifeste nous invite à créer nos propres récits à travers une réappropriation de nos liens. Invoquant aussi bien Sailor Moon et les mondes marins que les contes populaires roumains, elle bouscule les mythes afin de s’en affranchir dans un souffle émancipateur et joyeux.

 

Illustration de couverture : Océane Muller

Qui n’est plus

22.50 CHF

Un jeune homme veille le corps de son père durant toute une nuit. Il lui raconte alors ce qu’il ne lui a jamais dévoilé de sa vie : ses amours ratées, ses études interrompues et ses errances dans une capitale lointaine, où il a tenté de se construire hors des attentes familiales, embrassant la folie. À l’image d’une génération globalisée et fragile en quête de repères amoureux, sociaux et intellectuels, il a si maladroitement cherché à se connaître qu’il en a presque oublié son nom — mais le deuil de son père le lui rappelle avec force. Lire Qui n’est plus, c’est suivre les révélations de ce fils dont la mise à nu existentielle,l’espace d’une nuit, retrace de successives mises en péril et quelques fulgurances. C’est aussi accepter de s’oublier pour suivre l’étrange lueur émise par la mort d’un proche, éclairant tout mystère.

Terminus

15.00 CHF

Courts textes conçus pour la radio, à dire mais à lire également, qui saisissent un moment suspendu de la vie d’un personnage : une impasse, un terminus. Terminus. Un mot qui appelle la finalité, la terminaison, le deuil, l’aboutissement plus ou moins heureux de quelque chose. Justement : envie d’y aller voir — dans les recoins de la ville où se tordent les cous et les espoirs, où un être se sent mis à nu sous le regard d’un autre. Envie de capter des instantanés de vie intime, tragiques ou ridicules.

Cette édition augmentée, avec douze voix de plus par rapport à la première publication, comporte une préface inédite de Jean-Marie Félix.

Le vent vous embrasse mais jamais ne reste

24.00 CHF

Le vent vous embrasse mais jamais ne reste est le premier recueil de poèmes d’Alexandre Lecoultre. Il invite à écouter et à regarder la vie qui passe. La nature, le rêve, une chanson d’enfant ou des bottes en caoutchouc, les petits faits qui font les jours et les objets qui nous entourent sont au cœur de ces poèmes. Avec un regard touchant par sa justesse et des mots simples qu’on dirait sortis de la poche, une banale annonce de chute de neige à la radio devient poème et résonne avec des ondes venues d’ailleurs. Dans cette aventure du quotidien, l’immense côtoie le minuscule, les êtres proches tutoient les galaxies lointaines. L’existence, soudain au milieu de celle des autres, change d’épaisseur en cherchant les signes épars de ce qui nous touche et nous dépasse.

 

Cet ouvrage comporte une préface de Cécile A. Holdban.

Hippocampe

24.00 CHF

Dans la chambre d’un hôpital genevois, un jeune homme ­reprend conscience. À la suite d’un accident de vélo, il est amnésique et croit se réveiller en Tunisie. Lentement, des fragments de son ­passé refont surface, dans le désordre. Tenant le décompte des jours ­perdus, une femme dont il a oublié l’existence lui rend visite et sa voix résonne ­intimement.
À partir de récits de vie recueillis, Hippocampe fait écho au parcours d’un jeune migrant tunisien à travers l’Europe. La poésie narrative d’Eva Marzi restitue le souvenir poème après poème, questionne la place de la réminiscence dans le rapport à soi et aux autres, et affirme que l’amour ranime aussi la mémoire.

Je ne vis pas dans un jardin de roses

24.00 CHF

María Mercedes Carranza est une figure majeure de la poésie ­latino-américaine du XXe siècle, tout comme Alejandra Pizarnik ou Alfonsina Storni. Dans un contexte politique et social dominé par la violence, sa voix résiste. Parlant du familier et du quotidien, elle ose nommer ce qui est intime et dénoncer la guerre. Elle vient dire avec lucidité la douleur d’être soi et la vanité des grands mots. En abordant la mort, l’amour et l’histoire, son engagement poétique touche le cœur même de l’existence, où se côtoient la présence et l’absence dans un incessant jeu de miroirs. Elle s’adresse avec tendresse ou ironie à Quevedo, Ulysse, Dylan Thomas ou Pavese, aux êtres chers, à elle-même et finalement à nous. Malgré l’immense solitude qui se dégage de ses poèmes, une force constante traverse toute sa poésie et nous atteint aujourd’hui par-delà les mers et le temps.

 

Cet ouvrage comporte une préface de Thierry Gillybœuf.

La vie des choses

27.00 CHF

Yann Mendelec, écrivain célèbre, tombe dans l’oubli suite à l’échec de son dernier roman. À la recherche d’un style inédit, plus séduisant et contemporain, il souhaite reconquérir son public avec son nouveau livre La vie des choses. Louis Van Berg, son éditeur, devinant un bestseller qu’il refuse de voir entaché par les précédents déboires de l’auteur, l’incite à un pacte infernal : publier son roman sous réserve de changer d’identité, en devenant Norga Abraham, écrivain mystérieux et inventé de toutes pièces. Dans un chassé-croisé avec Rosemarie, sa femme, entre Paris et New York, amour et abandon, mémoire et oubli, Yann Mendelec est la nouvelle figure romanesque de Marc Agron qui, avec une intrigue originale autour du changement d’identité, pose une question ­résolument actuelle et satirique : de quels sacrifices un homme est-il capable, aveuglé par son désir de célébrité ?

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot

La double nuit du lac

21.00 CHF

Entre les deux rives d’un lac profond, Julien Burri révèle, dans ce récit envoûtant, le bouleversement de la séparation amoureuse. Un après-midi d’été, le narrateur traverse le lac à la nage et un autre homme, aimé, le regarde s’éloigner depuis le rivage. Commence alors une quête nourrie par la mémoire du cœur et les mouvements souterrains de la nature.
Depuis l’ancienne ferme dans laquelle il vit, enveloppé par le bruit des bêtes et le souffle du vent, il attend de voir comment la vie peut le surprendre. La forêt lui livre des indices, et les pas des absents se dessinent dans le limon du vivant. Ce récit mouvant, empreint de poésie, glisse une question intime : est-ce qu’il suffit de traverser un lac pour ne plus aimer, ou pour aimer différemment ?

 

Illustration de couverture : Eloïse Coussy

Le cambrioleur

27.00 CHF

«Une nuit sans sommeil, je vais à la cuisine.
Un homme est là, assis, qui fume une cigarette.
– Qui êtes-vous?
Il sourit et me dit que son nom n’assouvirait pas ma curiosité.
– Cela fait bien longtemps que la fonction des gens est plus estimée
que leur identité.
– Que faites-vous?
– Cambrioleur.
Un torrent de fumée blanche s’échappe de ses narines.
– Le plus grand, ajoute-t-il, en souriant.
Je lui demande ce qu’il veut.
– Le jour où vous le saurez, il sera trop tard.»

 

Le cambrioleur ouvre le bal de La nébuleuse du chat errant, une fresque kaléidoscopique tissée de récits énigmatiques qui viennent résonner tel un cri silencieux sur le monde.

 

Illustration de couverture : Gé du Jeudi

Peter und so weiter

12.00 CHF

Peter est un homme sans âge qui habite le dorf de Z. Entre le bistrot et les petits boulots, il erre et s’endort à gauche à droite. Dans sa bouche les langues sont emmêlées et on dit même qu’elles ont fini par faire des nœuds.

 

Un jour, au Café du Nord, son ami Bernhard lui demande quand il commencera la vraie vie. Bouleversé par cette question, Peter se lance dans une quête longue et intense dans les zones de l’entre-deux, les lieux abandonnés, l’herbe au bord des ruelles, les bancs publics.

 

Au fil de ses pérégrinations, de nouvelles rencontres viennent rythmer cette «en-allée» quotidienne où, sous chaque pas, le sens de l’existence se dérobe. Enfin, une voix extérieure semble souffler sur le récit comme le vent dans les arbres. Mais que dit-elle ?

 

Cet ouvrage comporte une postface de Ruth Gantert.

 

(Prix suisse de littérature 2021)

 

Illustration de couverture : Engel

La saveur du vent

22.50 CHF

Sous le joug d’une mère envahissante, une jeune personne autiste passe ses journées à la recherche du 52e nombre parfait, jusqu’au jour où surgit, sur son écran d’ordinateur, une cathédrale extraordinaire à dix-huit flèches, qui se découpent sur un ciel bleu. Cette image marque le début d’un voyage onirique, initiatique et violent, à travers une ville qui se matérialise sous ses pas. Au rythme du hasard et d’une liberté sans cesse à conquérir, La saveur du vent évoque le pouvoir de l’art sur l’esprit et la quête fiévreuse, pour une personne différente, de vouloir simplement vivre le monde. Fabienne Bogádi dans ce roman surréaliste défend, par la puissance sans limite du songe, la beauté, la singularité, ainsi que le droit fondamental d’être soi-même.

 

Illustration de couverture : Le moi doute

Timidité des cimes

20.00 CHF

Et si l’herbe était plus verte ailleurs, par exemple dans le futur? Avec habileté et poésie, Maxence Marchand aborde la question migratoire dans un avenir opaque. Luisa, une jeune femme privée de sa mémoire, en quête de repères, ayant immigré du passé, sillonne le parc qui fait face à son logement, tout comme un mystérieux passeur, en procès pour avoir fait «voyager» des individus. Sur fond de science-fiction, avec les outils du roman psychologique, ce récit, que l’on peut qualifier de «novella dystopique», révèle la relation unique de ces deux personnages dans un chassé-croisé singulier et sans collision, accentué par le phénomène scientifique de la «timidité des cimes», toujours inexpliqué, qui nomme le fait que les feuillages des arbres se côtoient sans jamais se toucher, dessinant sur le ciel des frontières d’air et de lumière.

 

Illustration de couverture : Anaëlle Clot